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Volailles fermières, la diversification valorisante à portée de mains

L'élevage de volailles fermières d'Auvergne Label Rouge a permis au Gaec de l'Enclos II de diversifier ses ateliers et de créer un revenu supplémentaire. Volailles fer

Dominique et Benoît Tioque et Sandrine Delaune, les trois associés du Gaec de l'Enclos II à Cohade.

A Cohade en Haute-Loire, la famille Tioque produit depuis 2013 des poulets fermiers d'Auvergne Label Rouge. Dans ce Gaec où le père, Dominique, le fils Benoît et la fille Sandrine travaillent ensemble, la production de volailles apporte une autre corde à leur arc. "C'est important de ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier" pour Dominique.

Un élevage quasi automatisé

Les deux poulailliers de 400 m² chacun (soit 4 400 places) ont été construits à l'installation de Benoît. L'objectif était alors de développer "une production supplémentaire pour sécuriser le chiffre d'affaires de l'exploitation" sans que ce nouvel atelier ne crée "une surchage de travail, surtout l'été".

L'élevage de volailles fermières d'Auvergne s'est imposé de lui même. La production répondant à un cahier des charges strict est de ce fait très encadré. Les poulets blancs et jaunes arrivent à la ferme âgés d'à peine un jour et ce n'est que 40 jours plus tard qu'ils accèdent aux extérieurs. "Le cahier des charges impose 2m2 minimum par poulet. Ils sont arborés pour leur fournir de l'ombre et les protéger des prédateurs éventuels" détaille Benoît Tioque. A l'intérieur du bâtiment, une surface minimale par poulet est également exigée. Côté élevage, l'alimentation est garantie sans OGM ni antibiotique. "Les poussins reçoivent uniquement un vaccin contre la coccidiose. Jusqu'à leur abattage il n'y a aucun traitement vétérinaire. Nous suivons uniquement un protocole de phytothérapie établi par le vétérinaire du Syvofa."

Des pesons automatiques permettent aux éleveurs d'avoir une courbe de croissance précise. Les poulets quittent l'élevage à l'âge minimal de 81 jours avec un poids moyen de 2,250 Kg. Sur une année, 3,2 lots se succèdent dans chacun des poulaillers.

"Les objectifs sont atteints"

L'élevage de poulets fermiers d'Auvergne Label Rouge remplit les attentes de la famille Tioque. Dans cette exploitation de 150 ha où se côtoient un atelier de production de maïs ensilage, un troupeau de 65 vaches Salers et un atelier d'élevage de veaux sur paille, cette diversification supplémentaire est "peu chronophage". Côté rémunération, elle permet au Gaec de l'Enclos II de générer un revenu supplémentaire. "Les objectifs sont atteints" pour l'éleveur.

Autre bénéfice non négligeable, la production permet de valoriser des terres jusque là inexploitables. "Les poulaillers ont été construits à l'extérieur du village, hors zone inondable, et sur les plus mauvaises terres de la commune. Ici, à part les arbres et les buissons, rien d'autre ne pousse" précise Dominique.

Dernièrement, le Syvofa a même proposé aux éleveurs d'implanter sur les parcours des volailles 20 ombrières équipées de panneaux photovoltaïques. L'électricité produite sera revendue à EDF permettant à la famille Tioque de stabiliser encore davantage ses revenus.

9,1 millions de volailles

Arborant fièrement deux signes officiels de qualité, le Label Rouge et l’IGP (Indication Géographique Protégée), les Volailles Fermières d’Auvergne représentent un véritable pilier de la filière agroalimentaire auvergnate avec plus de 9,1 millions de volailles mises en élevage en 2019. L’Auvergne est le 5e bassin de production Label Rouge dans l’hexagone.

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