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Valoriser la ressource herbagère

Si une nouvelle version du cahier des charges est en cours de lecture par la Commission européenne, des modifications sont à relever. Rappel avec François Peyroux, Technicien contrôleur.

C’est parti pour le 16ème concours officiel Saint-nectaire, le 13 août à Brion !

Malgré les évolutions, «on ne touche pas le principe fondamental du cahier des charges qui est la valorisation de la ressource herbagère de la zone, insiste François Peyroux, 90% de la surface en herbe de la zone doit être de la prairie naturelle, c’est une force par rapport à la biodiversité».

 

70% de l’alimentation

Suite aux nouvelles discussions, le passage en 100% fourrage sec initialement prévu en 2017 est repoussé. On reste malgré tout sur une orientation en sec avec encore un peu de fermenté dont la qualité sera contrôlée (pas plus de 15% de l’alimentation globale de la vache sur un an). La ressource herbagère de la zone doit constituer 70% de l’alimentation de la vache, et 40% de celle des génisses. Les autres 30% sont composés d’1,8 tonne d’aliments et de fourrage sec hors zone, pour faire face aux aléas climatiques.

Toujours dans une logique de valorisation de la ressource, le taux de chargement (nombre de vaches à l’hectare) est diminué dans l’objectif d’intégrer un paramètre global sur l’autonomie fourragère : plus le taux est bas, plus on est autonome. La durée de pâturage passe quant à elle à 160 jours par an (contre 140). Pour François Peyroux, « ce n’est pas un frein car aujourd’hui on a un système qui pâture déjà beaucoup, on se rapproche du pratique aussi ».

 

Une démarche valorisante

Rappelons-le, l’objectif de l’AOP est avant tout et surtout de valoriser les producteurs de Saint-nectaire.

Une mention sur l’étiquetage des fromages a ainsi vu le jour, exclusivement réservée aux producteurs qui nourrissent 100% à base de foin de leur exploitation en fourrage sec, sur tous les ruminants. Que les producteurs se rassurent sur les évolutions du cahier des charges, le contrôle est là pour accompagner et non pour sanctionner.

Dans un premier temps, la non-conformité sera acceptable et permettra de progresser petit à petit. « Par exemple si lors d’un contrôle on est à 150 jours de pâturage, ce sera un défaut mineur. On reviendra contrôler l’agriculteur qui devra s’être mis aux normes lors de la prochaine visite », rassure François Peyroux.

16ème concours officiel

Rendez-vous dimanche 13 août à Brion (commune de Compains) pour le 16ème concours officiel de l’appellation Saint-nectaire. Le concours sera organisé sur le fameux champ de foire en parallèle d’un marché de pays.

Au programme : présentation de vaches laitières, visites thématiques, démonstrations de chiens de berger, musiques... L’invité d’honneur de cette journée festive et conviviale sera le Fromage de Herve (au lait de vache), seul fromage belge à bénéficier de l’AOP...). 60 producteurs fermiers, 4 laiteries ainsi qu’une dizaine d’affineurs seront en compétition. Une centaine de fromages sera jugée dans 3 catégories : fermier, laitier et «Challenge affineurs ». Pour les départager, un jury expérimenté de professionnels appréciera le croûtage, la texture de la pâte et le goût des fromages. Organisé par l’Interprofession Saint-nectaire, cet événement est LA référence pour les membres de la filière mais aussi pour les consommateurs.

Les actualités de l’AOP

 

•Pour fêter ses 15 ans, Vulcania s’associe à l’AOP Saint-nectaire pour proposer des animations inédites. À bord de nacelles dynamiques, les visiteurs accompagnent le premier envol d’un aigle royal au-dessus de la zone AOP. Pour les soirées d’été, le camion Saint-Nec’Truck se déplace jusqu’au parc pour faire déguster le fameux Saint-nectaire. Enfin l’AOP organise une « journée filière», avec 1 000 entrées distribuées aux producteurs et leurs familles pour visiter Vulcania.

• La filière accueille l’Assemblée générale du CNAOL(1) les 28 et 29 septembre à la CCAS de Super-Besse. Cette manifestation regroupe 50 AOP dont 45 en fromage, 3 en beurre et 2 en crème.

• Depuis janvier, l’activité de la société Lactoservice, qui collecte et valorise le lactosérum fermier, est en nette hausse. Après 11 mois de fonctionnement, ce sont 87 producteurs inscrits dans la démarches et 14,4 millions de litres de lactosérum collectés. Sachant que le lactosérum fermier représente annuellement 45 millions de litres, c’est 36% du lactosérum qui est ainsi traité.

(1) Conseil National des Appellations d’Origine Laitières

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