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Production régionale
Urgent ! Recrute producteurs de lapins

La Sica Lapalliance, qui regroupe les producteurs de lapins d’Auvergne Rhône-Alpes, recherche de nouveaux éleveurs dans ses gammes spécifiques de production.

Lapins dans une cage

A l’image de la situation nationale, la production de lapins en Auvergne Rhône-Alpes est aussi en baisse. C’est le constat amer de Frédéric Douce, responsable de la Sica Lapalliance, groupement de producteurs né de la fusion, en 2019, de la coopérative Gelap-Union et de la Sica Lapins Sud Est (LSE). Aujourd’hui, la filière est à la recherche de nouveaux producteurs, " il en faudrait une douzaine qui intègre le groupement d’ici 18 mois si nous voulons maintenir le potentiel de production. Et d’autres encore pour renouveler les départs et les générations de producteurs " insiste le responsable. " La demande locale n’a jamais été aussi forte, il y a de la place pour de nouveaux entrants ".

Des gammes de production valorisées

Lapalliance ne produit plus de lapins standards, le groupement a choisi de travailler sur des gammes de productions spécifiques, valorisées sur la base de cahiers des charges adaptés. C’est le cas de la gamme lapin Bleu-Blanc-Cœur où la demande est forte et en perpétuelle progression. " Nous avons développé notre planning d’appro sur ce produit mais nous manquons encore 3 000 à 4 000 lapins par jour pour répondre à la demande " confie Frédéric Douce. Autre créneau valorisé : le lapin coloré ou lapin aux yeux noirs dont " la carcasse plus lourde et plus longue correspond davantage à l’achat traditionnel ". La production dans les gammes "lapin gourmand" et "lapin suisse" est également planifiée par la Sica Lapalliance. " Nous disposons aussi d’une petite production de niche certifiée " lapin logé au grand air ". L’élevage se fait essentiellement en extérieur. C’est un produit très différencié sur lequel il y a beaucoup de demandes mais la production reste particulière et contraignante. " Enfin tous les producteurs de Lapalliance sont engagés dans la marque " La Région du Goût " dont l’objectif est de valoriser les productions agricoles régionales et leur offrir davantage de débouchés. " A travers ces différents cahiers des charges nous répondons aux attentes des consommateurs de plus de proximité et de produits locaux, tout en assurant un prix valorisé aux producteurs" explique Frédéric Douce.
Le lapin suit les modes de consommation. Ainsi aujourd’hui, 60% de la production est proposée à la découpe, 40% en entier. L’écoulement se fait en majorité dans les GMS (près de 67%).

Des soutiens à la création d’ateliers

Les candidats à l'installation d'un atelier de production de lapins peuvent prétendre à différentes aides : la DJA pour les jeunes agriculteurs et l'aide bâtiment à travers le PCAE (Plan de compétitivité et d'adaptation des exploitations). La Sica Lapalliance propose également une aide dans la mise en place du cheptel, et les fabricants d’aliments peuvent apporter un soutien dans l'investissement. "En fonction de la taille de l'élevage, l'investissement se situe entre150 000 et 300 000€" conclut le responsable de la Sica.

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