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Fièvre catarrhale
Une vaccination étalée dans le temps

Au congrès de la FNB, le ministre de l’Agriculture et de la Pêche a présenté le plan de vaccination dont la mise en place devrait être effective «dans les meilleurs délais».

Pour les animaux qui ne sont pas destinés à l’export, l’UE n’interdit pas la vaccination par l’éleveur si ce dernier a reçu l’autorisation du vétérinaire.
80 départements sont aujourd'hui concernés par des mesures sanitaires et plus de
16 000 cas ont été confirmés en France. «L'ensemble de notre territoire est désormais touché par le sérotype 8 de la fièvre catarrhale» a indiqué Michel Barnier.
Dès le printemps, 30 millions de doses vont être destinées au cheptel français. La fourniture des vaccins sera étalée sur l'année, à savoir 4 millions de dose dès avril, 6 millions en mai et le reste jusqu'en août. «Les 16 départements touchés en 2006 seront prioritaires, a expliqué le ministre. Pour le reste du territoire, les priorités bovines seront les animaux en âge de reproduction. S'agissant de la vaccination des ovins et des caprins, les mêmes règles seront appliquées».
Concernant le financement de la vaccination 2008, Michel Barnier a annoncé que l'Union européenne prendra en charge les vaccins à 100 %. L'aide étant plafonnée, l'Etat apportera alors le complément nécessaire, soit environ 10 millions d'euros. Pour la vaccination, la Commission prendra en charge 50% de la campagne, et l'Etat assurera le paiement direct des aides européennes aux vétérinaires.
Le ministre de l'agriculture a par ailleurs indiqué la mise en place d'un observatoire national chargé de suivre les difficultés économiques rencontrées par les élevages. Il a annoncé à ce propos l'octroi d'une enveloppe de 3 millions d'euros pour renforcer le fonds d'allègement des charges et de 4 autres millions d'euros pour indemniser les mortalités constatées en 2007 et début 2008. Des soutiens supplémentaires au 13 millions d'euros débloqués en septembre dernier pour indemniser les mortalités et abonder les fonds d'allégement des charges.


Qui vaccinera ?
Afin de faire face aux besoins d'une vaccination massive, les éleveurs ont demandé instamment au ministre la possibilité de vacciner eux-mêmes les animaux «dans les situations n'impliquant pas de certification pour l'export». En guise de réponse, Michel Barnier a indiqué que «la vaccination sera facultative» et précisé que «son organisation et la facturation aux éleveurs seront traitées dans le cadre des relations habituelles qui existent entre les vétérinaires et leurs clients». Ce qui veut dire que les éleveurs pourront procéder à la vaccination dans la mesure où ils auront obtenu l'accord du vétérinaire. Attention ! Cette possibilité ne concerne pas les animaux destinés à l'export. Ceux-ci devront obligatoirement être vaccinés par les vétérinaires.

Dernière minute


Commerce des animaux non vaccinés


Le 14 février, lors du congrès de la FNB, Michel Barnier a annoncé que son homologue italien s'apprêtait à interdire le commerce d'animaux non vaccinés dès le 3 mars prochain.
Mardi 19 février, suite à une rencontre avec Gianpaolo Patta, secrétaire d'Etat italien à la santé en charge des questions sanitaires et vétérinaires, le ministre de l'agriculture français a fait savoir « qu'un lot de vaccin inactivé autorisé par l'AFSSA sera disponible dès la semaine prochaine ».
Il a rappelé que la décision italienne ne respecte pas le cadre défini au niveau communautaire pour les échanges d'animaux sensibles à la fièvre catarrhale par le règlement (CE) n° 1266/2007 du 26 octobre 2007.
Il a par ailleurs expliqué que « l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments n'était pas en mesure de délivrer l'autorisation temporaire d'utilisation du vaccin italien au vu du dossier fourni » ; les informations en matière de qualité et de sécurité n'apportant pas, à ce stade, de garanties suffisantes.
La réglementation communautaire prévoit un délai, entre la vaccination (deux injections à un mois d'intervalle) et le départ des animaux, de 60 jours, ou de 35 jours si réalisation d'un test virologique.
Les deux ministres sont convenus que les discussions techniques se poursuivraient notamment sur la réduction de ces délais et sur la possibilité de commercialiser des animaux naturellement immunisés.
Selon Michel Barnier, « cette vaccination ponctuelle de quelques dizaines de milliers d'animaux ne remet pas en cause le schéma vaccinal général annoncé la semaine dernière à l'occasion de l'assemblée générale de la fédération nationale bovine.»

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