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Une race rustique et des éleveurs modernes

Le syndicat départemental de la race a tenu son assemblée générale la semaine dernière où le bilan de l’année 2014 et les projets de 2015 ont été exposés aux adhérents.

L’après-midi était consacrée à la visite du Gaec de Vareilles qui a construit dernièrement un nouveau bâtiment tout confort et installé deux robots de traite.

Les adhérents du syndicat Montbéliard du Puy-de-Dôme se sont donnés rendez-vous le 12 février dernier à Saint-Just, dans le Livradois-Forez pour leur assemblée générale annuelle.

 

La race en chiffres

L’occasion de revenir sur les effectifs de la race dans le Puy-de-Dôme qui sont encore une fois en augmentation. Les Montbéliardes étaient en 2013 près de 15 000 et plus de 96 000 sur l’ensemble du Massif central.

En 13 ans, la race a progressé d’environ + 5% dans les fermes du Contrôle laitier alors que sa concurrente directe, la Prim’Holstein, a vu ses effectifs diminuer de 13%. Désormais, 233 élevages sur les 788 que compte le Contrôle laitier ont un élevage majoritairement Montbéliard. En moyenne, ils comptent 52 vaches laitières qui produisent 6 061 litres de lait.

Techniquement, les éleveurs ont travaillé à l’amélioration de l’intervalle vêlage-vêlage qui leur faisait défaut les années précédentes pour atteindre en moyenne 382 jours. En cinq ans, ils ont également réussi à gagner un mois sur l’âge au premier vêlage le passant à 34 mois.

Une réussite que Pierre Viallard, président du syndicat Montbéliard, ne manque pas de féliciter.

«Depuis le temps que l’on martèle qu’il faut diminuer l’âge au premier vêlage, nous voyons enfin les pratiques évoluer. Les éleveurs doivent poursuivre leurs efforts parce que 34 mois ce n’est pas encore le top. Ces chiffres nous prouvent également l’efficacité de notre race et met en avant sa rusticité. »

Robot-compatible

Au cœur également de cette assemblée générale : la robotisation des élevages. Les producteurs de lait sont de plus en plus nombreux à investir dans les robots de traite. Ils sont aujourd’hui 16 élevages à avoir sauté le pas dans le Puy-de-Dôme.

Gain de temps, d’argent, d’hygiène, voire même de productivité, ces outils promettent tout ce dont rêvent les éleveurs. Cependant, attention à ne pas s’emballer trop vite comme le rappelle Pierre Evrain, technicien EDE spécialiste de la question. «Avant d’investir dans un tel appareil, il y a toute une réflexion à mener. L’éleveur doit avant tout se demander s’il sera capable de s’adapter au robot. Cette question est primordiale parce que le travail et la relation avec les vaches sont appelés à changer après l’installation de l’outil.»

Avant toute chose, Pierre Evrain explique qu’il est indispensable de réaliser un état des lieux de l’exploitation. L’analyse du troupeau, du système d’élevage, de l’assolement, des bâtiments, de la main-d’œuvre et sans oublier du logiciel aidant à la conduite de l’élevage sont autant d’éléments à prendre en compte. Un travail de fond qu’il faut réaliser bien en amont. « Un projet robot demande plusieurs années de réflexion suivant les exploitations. Lorsque tout est acté (nouveau bâtiment, robot…), l’éleveur doit se préparer à l’arrivée du robot de traite un an à l’avance pour étaler les vêlages, gérer le stock fourrager et les pâtures… Trois mois avant l’installation du robot, le producteur ne doit pas oublier d’apprendre à utiliser le logiciel parce qu’il va lui fournir dans les prochaines semaines une quantité importante de données. Ensuite, il faut environ deux mois après l’installation pour trouver son rythme. »

Toujours sur le même sujet, les adhérents participants à la journée ont visité, l’après-midi, le nouveau bâtiment du Gaec de Vareilles. Les trois associés, Monique et Serge Roiron et Benjamin Quayre, ont investi dans un bâtiment d’élevage tout confort. Charpente entièrement en bois, bardage bois, logettes avec matelas et genouillère à eau, brosses automatiques, deux robots de traite, robots « pousse fourrage » et même robot racleur, bref les éleveurs se sont facilités la vie. Sur 2 000m² de surface, 150 logettes ont été installées pour une centaine de vaches Montbéliardes.

Aujourd’hui, ils l’affirment haut et fort, ils sont bien robot-compatibles !

Des dates à noter dans votre agenda...

 

- En avril prochain aura lieu le concours «Miss Montbéliarde France» à Epinal en Lorraine. Deux places sont disponibles pour les éleveurs du Puy-de-Dôme qui souhaitent participer.

 

- Les 8 et 9 août seront organisés les Fourmofolies à Ambert. Là aussi le syndicat Montbéliard appelle les éleveurs à participer à l’évènement en présentant des animaux.

 

- Le 30 août ce sera le tour du concours de la Vallée de l’Ance de faire le show à Sauvessanges (63), il est réalisé une fois tous les deux ans.

 

- Et enfin, le Sommet de l’Elevage accueillera le concours Interrégional Montbéliarde. A cette occasion, le syndicat espère obtenir 120 places.

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