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Vie syndicale
Une profession prête à relever les défis à condition de…

Le Préfet Philippe Chopin a rencontré la profession vendredi 23 octobre, au GAEC Chabrut-Pélissier à Mazoires. L’occasion de balayer les sujets et d’interpeller les services de l’Etat.

Le Préfet Philippe Chopin a rencontré la profession vendredi 23 octobre, au GAEC Chabrut-Pélissier à Mazoires

Cette rencontre faisait suite à une demande de JA et FNSEA 63, demande à laquelle le Préfet a répondu favorablement pour échanger sur un domaine d’activité qui lui est " cher ", a-t-il fait remarquer.


Une bataille de la communication


Sabine Tholoniat, présidente de la FNSEA a présenté la ferme Puy-de-Dôme et insisté sur un constat : " l’érosion de la production agricole dans notre département, par manque de prix, de lisibilité, par récurrence des aléas ". Le Préfet a expliqué vouloir faire le nécessaire et ne pas " lâcher ", pour les décisions qui seront de son ressort. Il a aussi bien rappelé que certains des " problèmes sont d’ordre sociétaux et qu’ils seront difficiles à régler " et que la communication était à faire " ensemble " pour " montrer à la société que les agriculteurs maintiennent la biodiversité ". Il cite en exemple les retenues collinaires : "nous avons fait progresser les positions, fait signer (dans le protocole de création de retenues d'eau) des acteurs qui ont évolué dans leurs positions", "nous devons vaincre les réticences" a-t-il affirmé. Concernant l’installation, il affirme " être prêt à aider " et " faire régulièrement la promotion des métiers de l’agriculture ", pour " inverser la tendance défavorable à l’agriculture ".


Un Etat volontariste


Sur les projets " eau ", "c'est une véritable volonté de l'Etat et nous devons conjointement communiquer pour faire baisser la pression sociétale". Le Préfet prévoit d’engager des discussions avec l’Agence de l’Eau Loire Bretagne pour une meilleure prise en compte de nos zones. La solidité des dossiers et des projets est capitale pour faire infléchir les prochaines règlementations. Le prochain Sdage (schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux) doit devenir une opportunité, selon le Préfet.


Sur le prix, des opportunités et une attente forte


Le Préfet s’est montré attentif au sujet du prix, même si sur la mécanique de la Loi Alimentation, ce n’est pas de son ressort direct, il concède que les outils sont à consolider. Au sujet de la viande bovine, " la semaine dernière, M. le Ministre s'est engagé sous trois semaines à revoir les acteurs de la filière et attend des avancées", attente partagée par les agriculteurs présents ce jour-là. Anthony Chabrut, récemment installé sur l’exploitation d’accueil, a rappelé les difficultés récurrentes subies depuis son installation. " Installé depuis 3 ans, 2 sècheresses, des rats, des vautours et maintenant des prix complètement dérisoires, c’est désespérant !". Le Plan de relance doit aussi pouvoir apporter des " réponses pour les agriculteurs, leurs filières, nouvelles ou anciennes, ainsi que pour les outils, tels que les abattoirs".


Nuisibles et ravageurs : avoir plus de bon sens dans les débats


Tant sur les productions végétales qu'animales, les ravageurs et nuisibles causent de véritables fléaux économiques, " lorsque nous traitons, nous le faisons pour la qualité du produit fini, la sécurité alimentaire et pour assurer notre revenu ", rappelle Sabine Tholoniat. Elle a aussi cité en exemple la problématique datura, mais " quelles alternatives pour la gestion de cette plante ? ", interroge-t-elle. Les gibiers et animaux nuisibles ont aussi été largement abordés, pour la régulation des populations et les indemnisations, absentes, ou insuffisantes pour la plupart des dégâts engendrés. Le Préfet s’est aussi rendu sur une parcelle infestée par les rats taupiers, sur proposition des exploitants, qui, comme la plupart des participants en ont assez de voir leurs parcelles saccagées, les fourrages manquants et de qualité dégradée. Concernant la problématique vautours, le Préfet a permis l'intégration du Puy-de-Dôme dans le Plan national d'actions vautours, et a interpellé l'Etat sur les comportements déviants constatés dans l'espoir de faire évoluer son statut de protection. Il a par ailleurs bien entendu les positions de la profession (pas de placettes, régulation de populations).


Une situation sanitaire délicate  


Le Préfet a bien rappelé que le virus était aussi actif dans de petites communes rurales, d'où le choix de couvre-feu départemental. Mais il n'envisage pas de remettre en cause les marchés, pour l’instant, "si tout le monde est sérieux". 

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