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Une nouvelle étude pour contrer le campagnol terrestre

La FDGDON du Puy-de-Dôme a convié les adhérents du GDON de Briffons à une réunion d’information pour l’ouverture d’une nouvelle étude sur le campagnol terrestre.

Après deux années de tranquillité, 2015 marque le retour du campagnol terrestre dans de nombreux cantons du Puy-de-Dôme.

Il s’est fait oublier pendant quelques temps mais le revoilà de nouveau sous les près. Le campagnol terrestre n’a pas fini de sévir et revient même à l’attaque dans le Puy-de-Dôme sur les cantons de Rochefort-Montagne, Besse, Briffons… Les agriculteurs des secteurs touchés ont bien des difficultés à lutter contre ce ravageur de prairie. L’animal s’installe partout en France et sa population est difficile à contenir. Les moyens de lutte sont peu nombreux et strictement encadrés pour des raisons environnementales. Depuis plusieurs années, la FDGDON (Fédération Départemental de la Gestion des Organismes Nuisibles) informe et forme les agriculteurs à combattre le campagnol avant même qu’il ne s’installe. L’organisme est également partenaire de différentes études recueillant des informations sur le comportement du rongeur. Le 13 janvier dernier, Sandrine Laffont, ingénieure à la FDGDON a convié les adhérents du GDON de Briffons pour leur annoncer le lancement d’une nouvelle étude.

 

Une étude pour prévoir la lutte future

Commandée par le SRAL (Service Régional de l’alimentation) de la Draaf, cette nouvelle étude à pour objectif d’analyser l’efficacité des différents moyens de lutte contre le campagnol terrestre mis à disposition des agriculteurs. «Elle est conduite par la FDGDON et une ingénieure de VetAgro Sup, sur les communes de Briffons dans le Puy-de-Dôme et de Siaugues-Sainte-Marie en Haute-Loire. Cette étude a débuté en décembre 2014 et se terminera en mai 2015. Nous enquêtons auprès d’une dizaine d’agriculteurs de ces communes pour connaître leur stratégie de lutte contre le campagnol. Nous allons noter à la fois des éléments techniques mais aussi économiques pour savoir combien cela leur coûte réellement. Ces données seront ensuite corrélées aux éléments d’autres études qui portent sur l’infestation du rongeur et des données paysagères (bois, haies…). Les résultats nous permettront de savoir avec précision comment réagit le campagnol terrestre aux différents traitements, comment il se déplace dans le département…»

Ne pas baisser les bras

La FDGDON invite donc les agriculteurs des deux communes concernées à participer à cette étude. Pour l’heure seules cinq personnes se sont proposées. Un manque d’engouement que Sandrine Laffont regrette et qui surtout l’inquiète. « Les agriculteurs sont démotivés et on peut le comprendre. Malgré les différentes actions (bromadiolone, PH3, piégeage…) les campagnols terrestres reviennent toujours, les contraintes administratives sont de plus en plus compliquées ralentissant les interventions et le prix des appâts empoisonnés a augmenté de 50%. Beaucoup de gens ont baissé les bras ouvrant ainsi la porte à l’infestation grandissante et incontrôlable du campagnol et aux dérives. Je crains que les gens n’utilisent des produits interdits en grande quantité. Les agriculteurs ne doivent pas abandonner cela risquerait d’envenimer la situation. » Une situation déjà difficile pour les agriculteurs qui attendent avec impatience la mise en place d’un fonds de mutualisation sanitaire et environnemental. Ce dernier leur permettrait de bénéficier d’aides à l’achat de produits et machines nécessaires à la lutte contre le campagnol terrestre. Un plus qui permettrait de compenser les pertes de revenus engendrées par le rongeur.

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