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Syndicat betteravier des Limagnes
Une éclaircie pour affronter les défis de demain

En cette année de célébration du bicentenaire de la culture de la betterave, le syndicat betteravier des Limagnes conjugue sa stratégie au présent pour mieux assurer l’avenir de ses adhérents.

La culture betteravière des Limagnes, qui s’étend de part et d’autre de la rivière Allier, à travers les départements de l’Allier et du Puy-de-Dôme s’appuie sur un socle d’adhérents solides, dont les rangs viennent d’être confortés, cette année, par une trentaine de nouveaux planteurs. Les 431 producteurs cultivent actuellement 4 790 ha de betteraves. « Si la dynamique de production est bien réelle, c’est d’abord parce que les potentiels de rendements existent », comme l’a souligné Jean-Paul Philippon, directeur du syndicat betteravier des Limagnes, réuni dernièrement en assemblée générale à Aulnat (Puy-de-Dôme). Des rendements qui peuvent malheureusement être affectés par des incidents climatiques, comme ce fut le cas en 2010, avec au final des rendements à 81,8 tonnes, contre 89,7 tonnes à 16 en 2009, année record. En 2009-2010, les semis ont en effet commencé au 15 mars. Les conditions s’annonçaient plutôt favorables, jusqu’au début du mois de mai, où des pluies importantes et des températures très basses ont compromis les résultats. Au cours de l’été, la cercosporiose était présente. Si bien que le tonnage racine, qui habituellement progressait jusqu’à fin octobre, est resté au même niveau durant toute la campagne d’arrachage.

 

La fusion pour gagner en compétitivité

Cette année, les premières observations sont plutôt favorables, avec une végétation qui a pris une quinzaine de jours d’avance et une couverture au sol relativement satisfaisante. Les travaux en cours à l’usine Bourdon, devraient par ailleurs permettre de diminuer les difficultés de traitement rencontrées l’an passé. La sucrerie de Bourdon, il en a évidemment été largement question lors de l’Assemblée générale du syndicat, avec le projet de fusion avec Cristal Union. « Ce groupe sucrier d’envergure européenne devrait conforter la production sur nos territoires », a expliqué Jean-Claude Delsuc, président du syndicat betteravier, qui a toutefois précisé que « la pérennité passait d’abord et avant tout par les planteurs, au regard des tonnages qu’ils fournissent» et qu’il était donc essentiel « d’écouter et de comprendre leur particularisme et leur histoire».

De son côté Gilles Berthonnèche, président de la sucrerie de Bourdon, s’est voulu rassurant quant à cette prochaine fusion : « Notre conseil d’administration en décidant d’étudier le rapprochement avec Cristal Union s’est bel et bien positionné dans une démarche de recherche de compétitivité ».

 

Génétique et coûts de production

2011, année où l’on célèbre le bicentenaire de la culture de la betterave en France, sera donc l’année du nouveau souffle en Auvergne. Pour Eric Lainé, président de la Confédération générale des planteurs de betteraves (CGB), ce projet de fusion doit véritablement être envisagé comme une opportunité à saisir, gage de valorisation et de nouveaux débouchés pour les adhérents. Lui-même membre du bureau de Cristal Union, le président de la CGB a expliqué que l’entrée dans Cristal Union pourrait donner à Bourdon la possibilité de produire hors-quota. A l’heure où le marché est plutôt porteur, avec des cours mondiaux qui restent soutenus et des perspectives plutôt favorables, l’enjeu est évidemment de se positionner dans la durée, notamment face au Brésil, principal concurrent de l’Union européenne. « D’ici 2020, nous avons l’obligation de réduire notre écart de compétitivité de 30 % avec le Brésil », a insisté Eric Lainé. Gagner 30 % cela veut dire continuer de travailler sur la génétique mais aussi sur les coûts de production (intrants, charges de mécanisation…). Vaste entreprise, à laquelle se sont toutefois déjà livrés les planteurs français, puisqu’en dix ans, les rendements ont progressé en moyenne de 15 %.

 

Les planteurs de betteraves mettent le cap sur l’avenir

 

A l’occasion du bicentenaire de la culture de la betterave en France, la Confédération générale des planteurs de betteraves (CGB) publie un livre blanc dans lequel elle exprime sa vision et ses objectifs en vue de garantir l’avenir de l’économie betteravière en France.

En effet, la CGB souhaite montrer comment la filière française est en mesure de sécuriser non seulement l’approvisionnement en sucre en confortant la production européenne, mais également celui du marché mondial qui est sujet à des accidents climatiques de plus en plus fréquents. A travers ce livre blanc, les planteurs attirent l’attention des politiques français et européens sur l’importance de maintenir les outils de régulation existants. « Ils sont indispensables pour assurer la sécurité alimentaire en sucre et permettre à la filière de gagner en compétitivité pour redevenir exportateurs sur le marché mondial et faire face à son principal concurrent qu’est le Brésil » explique un communiqué de la CGB. C’est en ce sens que la filière betteravière demande le maintien du Règlement sucre actuel au moins jusqu’en 2020, et compte mettre à profit les 10 prochaines années pour gagner en compétitivité.

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