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En video : Service de remplacement
Un service de plus en plus utilisé

L'association a tenu son assemblée générale le 26 juin dernier à Aubière. Les administrateurs et adhérents présents ont pris note du bilan 2012.

Le remplacement, pour quel que soit le motif, se prépare avant
l'arrivée du salarié.

«Depuis 10 ans, le nombre de jours de remplacement augmente avec tout de même une légère stagnation ces trois dernières années» commence Christophe Ferret, président du Service de Remplacement du Puy-de-Dôme. L'assemblée générale annuelle est l'occasion pour l'association de réaliser chaque année son bilan d'activité. En 2012, le service comptait 1 650 exploitations adhérentes représentant environ 2 950 bénéficiaires.

Se préparer à l'imprévisible

Des chiffres qui ont tendance à augmenter. «Les agriculteurs commencent à comprendre que ne pas être remplacé sur son exploitation en cas de problème peut coûter très cher.» La santé reste encore la principale raison au remplacement avec 6 957 journées d'interventions.

Viennent ensuite les congés, qui semblent ne plus être un tabou, avec 5 510 jours, puis la maternité et la paternité avec 2 355 jours. Au total en 2012, le Service de Remplacement du Puy-de-Dôme a réalisé 16 234 journées de soutiens chez les agriculteurs. Malheureusement, faute d'anticipation, ce nombre de jours n'a pas pu être plus important. «Encore trop d'agriculteurs ayant un ennui de santé appellent le Service de Remplacement sans avoir d'assurance. Une journée de remplacement coûte très chère et les sommes peuvent crever le plafond s'il s'agit de plusieurs semaines. Certains contrats d'assurance couvrent en grande partie ces frais. Certes c'est une cotisation coûteuse, entre 300 et 500 EUR, mais ramené aux 30 ou 60 jours de remplacement qu'elle offre ce n'est pas cher» explique Christophe Ferret. Se préparer au mieux pour affronter les évènements imprévisibles tel a été le message durant cette assemblée.

Un document obligatoire

Outre l'assurance qui prend en charge les frais, le Document Unique d'Evaluation des Risques (DUER) est lui aussi à prévoir. Cette formalité consiste à regrouper dans un document tous les risques avérés et potentiels présents sur l'exploitation agricole. Le DUER est obligatoire dès l'instant qu'une personne extérieure à l'exploitation doit intervenir (salariés, vétérinaires, livreurs, inséminateurs...).

En cas de contrôle et de non présence de DUER, l'agriculteur risque une amende de 1 500EUR. «Au Service de Remplacement, un salarié formé est à la disposition des agriculteurs pour les aider à créer leur DUER. Certes, ce document est obligatoire mais il faut aussi le voir comme l'occasion de faire le point sur l'exploitation. C'est aussi un document qui protège l'agriculteur en cas d'accident.»

L'assemblée générale du Service de Remplacement a également été l'occasion de présenter aux adhérents présents, Hugues Zeller qui remplace Daniel Robinet durant sa convalescence.

Changement de présidence

Le 26 juin dernier, le Service de Remplacement du Puy-de-Dôme a changé de président. Christophe Ferret a quitté ses fonctions pour des raisons personnelles en lien avec son exploitation agricole. Jean-Luc Tourreix, jusqu'alors vice-président du Service de Remplacement, a été élu à la tête de l'association. Pour autant Christophe Ferret ne quitte pas définitivement le service puisqu'il reprend la fonction de vice-président.

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