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Commerce
Un institut de beauté au cœur d’un petit village en zone rurale

A 21 ans, Céline Agrain est à la tête de son propre salon d’esthétique à Cayres en Haute-Loire. Un commerce qui fonctionne très bien et apporte un peu plus de vie dans sa commune rurale.

Céline Agrain a ouvert son institut de beauté en juillet 2010.

Depuis le 1er juillet 2010, le village de Cayres (à 17 km du Puy-en-Velay) compte un nouveau commerce : un institut de beauté ouvert par Céline Agrain, une jeune habitante de cette commune de 700 habitants. Et son magasin fonctionne plutôt bien. Céline Agrain a des racines agricoles. Son grand-père élevait des porcs à Cayres et son père travaille dans le monde de l’élevage en tant que négociant en viande et en tant qu’associé de l’un des frères de Céline au sein d’une Earl. «Mes parents ont toujours travaillé dans le domaine de l’élevage et mon père a récemment repris en location une boucherie dans le village de Cayres» explique Céline Agrain. Très peu attirée par les métiers en lien avec l’agriculture ou l’élevage, cette jeune femme a su très tôt ce qu’elle voulait faire plus tard : «Dès le départ, j’ai voulu faire esthéticienne. A l’âge de 7-8 ans, je maquillais déjà mes cousines» se souvient-elle. Quant aux métiers de l’élevage, Céline leur reproche ce côté un peu ingrat, pas du tout féminin et surtout la somme de travail qu’ils induisent : «Mon père n’arrête jamais, quant il n’est pas aux abattoirs, il est dans la porcherie. C’est un passionné mais moi je ne me voyais pas dans cette vie-là» explique cette jeune commerçante. Bien décidée à travailler dans le domaine de l’esthétique, Céline a suivi un cursus de formation spécifique : «Après le collège, j’ai passé un Bep «Vente action marchande» au Puy-en-Velay. Et pour intégrer une école d’esthétique, je devais quitter la Haute-Loire. Ce que je n’ai pas fait par manque de maturité». En 2007, lorsqu’une école d’esthétique s’est ouverte dans le bassin du Puy-en-Velay, Céline a sauté sur l’occasion et s’est inscrite en Cap «Esthétique Cosmétique» par la voie de la formation adulte. N’ayant pas obtenu son examen, elle n’a pas réintégré cette école au coût jugé trop élevé pour elle. Tout en gardant l’idée de repasser son Cap d’esthétique en candidat libre, elle s’est orientée vers une formation rémunérée, un Cap «Service à la personne» qu’elle a obtenu en 2009. La même année, elle obtenait aussi son Cap d’esthétique. Céline a ensuite souhaité se perfectionner dans son domaine en suivant un BP «Esthétique Cosmétique» en apprentissage. En cours de formation, Céline a finalement mis un terme à ses études pour s’installer. Dans son village, un local commercial était justement disponible. «Or, je savais que je pouvais m’installer avec mon Cap. Ma mère m’a dit pourquoi tu ne le fais pas ? Je lui ai répondu que je n’avais pas les moyens financiers. Mes parents m’ont alors proposé leur aide». Une aide précieuse qui a d’ailleurs décidé la banque à partir aux côtés de Céline pour le financement de son projet (dont le coût total s’élève à 30 000 euros).

 

Les ruraux demandeurs en soins esthétiques

Son institut «Cel’Esthétik», elle ne le voyait pas ailleurs que dans son village. «Je savais qu’aucun autre institut de beauté existait sur les cantons de Cayres-Pradelles et je ne voulais pas m’installer au Puy-en-Velay où il y avait déjà beaucoup trop de salons et trop de concurrence». A 20 ans, Céline s’est donc retrouvée à la tête d’un institut qui fait le bonheur de ses clientes qui viennent du secteur de Cayres mais aussi de toute la partie sud du département. Sa clientèle compte aussi quelques agricultrices qui ne s’étaient jamais rendues en institut et qui semblent particulièrement apprécier les soins proposés par Céline Agrain. Six mois après l’ouverture de son commerce, cette esthéticienne dresse un bilan positif de ses affaires : «Je me situe 30 % au dessus du prévisionnel établi par mon comptable. Je ne pensais pas travailler intensément aussi vite». La demande en service esthétique est donc bien réelle en milieu rural ! Même si parfois, le planning est un peu chargé pour une seule personne, elle ne regrette pas son choix: «j’aime avoir des responsabilités et être mon propre patron» explique-t-elle.

 

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