Aller au contenu principal

Un démarrage encourageant pour le maïs semence

Après une campagne 2019 catastrophique, les producteurs de maïs semences reprennent confiance cette année. Le point avec Régis Rougier, président du syndicat des producteurs de maïs semences.

Les conditions de semis sont meilleures cette année

Quelles surfaces en Limagne sont réservées cette année aux semis de maïs semences ?

En 2020, nous comptons 6 235 ha de maïs semences en Limagne pour 320 producteurs, soit + 300 ha par rapport à la campagne 2019, dont 17% de variétés stériles. Cette hausse n’est pas spécifique à notre secteur ; elle est appliquée dans toutes les régions de production. Ainsi, au plan national, il y a cette année 78 500 ha de maïs semences contre 69 000 ha l’an dernier. Cette augmentation globale vient compenser les récoltes catastrophiques de l’an passé et rééquilibrer les pertes de rendement consécutives à la sécheresse de 2019.

Cette année, le plan maïs semences de Limagrain a augmenté de 10% sa surface totale en France Europe et sur le plan France Europe on représente 35%.

Dans quelles conditions ont été réalisés les semis ?

La distribution des semences corrélait cette année avec le début de la crise sanitaire et l’obligation de confinement ; donc dans un contexte inédit. Limagrain avait cependant anticipé la clôture du plan de production au 15 mars afin de vite préparer les semences et faire en sorte que les producteurs puissent en disposer au bon moment pour les semer. En raison du confinement, la distribution s’est faite sur rendez-vous essentiellement et s’est donc déroulée sur une plus longue période. Mais finalement, tous les producteurs ont été servis dans les temps. Il y a eu une bonne réactivité et une bonne organisation malgré le contexte.

En revanche, sur le plan climatologique, les conditions étaient particulièrement compliquées au moment de la réception des semences. Nous étions déjà en sécheresse, certains avaient même commencé à irriguer avant de semer. Dans ces conditions, très peu de semis ont été réalisés avant le 2 mai. Les précipitations qui se sont étalées du 4 au 12 mai sont tombée à point nommé. Elles ont permis de semer la majorité des semis femelles. Les conditions étaient optimums avec un sol chaud et humide. Les semis des mâles doivent intervenir fin mai début juin dans des conditions qui s’annoncent également excellentes.

Ce qu’il faut retenir c’est que, globalement, les conditions de semis de cette année sont bien meilleures que celles de l’année passée.  L’an dernier à pareil époque nous étions très inquiets sur les niveaux de remplissages du barrage du sep et des effluents qui irriguent la Limagne. Cette année la situation est bien différente. Les retenues sont pleines ou quasiment à niveau. C’est rassurant pour les producteurs ; cela nous rend confiants pour la suite de la campagne.

Qu’en est-il du contrat de prix avec Limagrain ?

Tous les trois ans en mars, le syndicat des producteurs de maïs semences et la coopérative Limagrain renouvellent leur accord triennal sur le prix. Mais cette année, en raison de la crise sanitaire, il n’a pu être renégocié et signé ; son examen a été reporté à l’automne.

Les prix 2020 sont donc reconduits à l’identique de 2019. Certes, nous souhaitions une augmentation afin de compenser la hausse de nos charges qui, elles, ne baissent pas… Mais d’un autre côté, après deux mauvaises années en termes de rendements, ceux de 2020 s’annoncent meilleurs donc cela devrait compenser le prix…

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout L'Auvergne Agricole

Les plus lus

Mathieu Peyrat a repris l'exploitation de François Dauphin à Job.
" J'ai eu la chance d'avoir le repreneur sous la main"
Plusieurs journées autour de la cessation et reprise d'exploitation sont organisées dans le Puy-de-Dôme. L'occasion de rencontrer…
Ovins dans une étable
La filière ovine puydômoise à la recherche de repreneurs
Le renouvellement des générations est également un enjeu pour les filières puisqu'il assure le maintien du maillage des activités…
Emmanuel Bernard, Bruno Dufayet et Jonathan Janichon face aux représentants des éleveurs de la région Auvergne Rhône Alpes mardi 16 février à Aubière.
Les éleveurs allaitants mettent la pression sur le gouvernement
 Prix en berne, échec du plan-filière, négociations difficiles de la Pac, indifférence et passivité gouvernementale... Les…
Michèle Boudoin, présidente de la FNO.
" L’aide couplée ovine est une priorité vitale ! "
Dans le cadre de la réforme de la Pac post-2023, les producteurs ovins revendiquent le maintien de l’aide couplée ovine. Leurs…
Le 17 février, une trentaine d'agriculteurs a répondu présent à l'invitation de la Chambre d'agriculture autour d'une réunion d'information sur la mise en place d’une filière légumes dans le Puy-de-Dôme.
Légumes de plein champ : les prémices de la filière
Le 17 février dernier, la première réunion d'information autour de la production de légumes de plein champ marque le début des…
Vache + saint nectaire
Le Saint-nectaire se met au Bio
La production de lait Bio en AOP Saint-nectaire est encore marginale avec seulement une dizaine de producteurs, mais cela…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 9.90€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site de l'Auvergne Agricole
Consultez les revues de l'Auvergne Agricole au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de l'Auvergne Agricole