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Sanitaire
Traquer les strongles, le paramphistome et la petite douve

Proposer aux éleveurs allaitants et laitiers, des analyses coprologiques pour mieux raisonner le parasitisme.

Avec la sécheresse, le surpâturage des parcelles humides favorise l'infestation parasitaire.

Depuis ce printemps, l’EDE propose aux éleveurs un nouveau service simple pour aborder le parasitisme dans les élevages. Il suffit de 4 – 5 analyses coprologiques pour avoir un état fiable du niveau parasitaire des animaux.

Parole d’Armand Papon, conseiller d’élevage bovins viande

" Suite à la formation dispensée par un vétérinaire de la SNGTV (Société nationale des groupements techniques vétérinaires), mes collègues et moi-même avons commencé au printemps 2020, dans quelques élevages, des analyses coprologiques. La coprologie permet de détecter les parasites importants présents dans nos élevages : les strongles, le paramphistome et la petite douve. Les résultats nous aident à conseiller les éleveurs pour raisonner les traitements et à ne plus faire du systématique. En effet, les éleveurs à qui j’ai présenté le service, me rappellent  pour faire des prélèvements, ils veulent savoir s’il y a nécessité de traiter ou non. "

De l’analyse à la prise de décision, à la prévention

" C’est un moyen simple et peu onéreux de sensibiliser les éleveurs et d’argumenter le conseil. Je préconise d’effectuer 3 à 5 échantillons selon les lots d’animaux et la période de prélèvement propre au cycle parasitaire. Le paramphistome et la petite douve sont à rechercher dans les deux mois après la rentrée à l’étable prioritairement sur les animaux adultes. Pour les strongles gastro intestinaux, les prélèvements se réa-lisent sur les animaux jeunes (génisses, broutards,…) en été, après un temps de pâturage d’au moins deux mois pour permettre un recyclage des parasites par les animaux.
L’échantillonnage nécessite des prélèvements de fèces sur 5 animaux par lot pour des analyses dites de mélange ou par animal pour des analyses individuelles. La récolte de fèces doit se faire directement sur l’animal à l’aide d’un gant de fouille. L’échantillon doit être conservé au frais (4-5°C) et analysé sous 48h.
Pour mon cas, sur 6 élevages chez qui des analyses ont été faites pour la mise en place du service, seulement chez 2, les traitements étaient nécessaires. L’un d’entre eux avait déjà réalisé le traitement contre les strongles et la grande douve, or son analyse a révélé l’absence d’œufs de strongles mais la présence importante de paramphistome, il a donc dû faire un 2ème traitement. Les autres ont pu faire l’impasse et économiser des produits, à environ 50€ le litre, ce n’est pas négligeable sur un troupeau. Mon travail est aussi de conseiller les éleveurs sur les périodes de traitement les plus appropriées et de leur proposer les différents types de produits existants en respectant évidemment la neutralité du conseil et en les invitant toujours à contacter leur vétérinaire.
L’interprétation des résultats au niveau de l’ensemble des troupeaux permet d’échanger avec l’éleveur et de faire ainsi de la prévention. Avec les années de sècheresse, les vaches ont tendance à surpâturer les parcelles les plus humides et cela favorise l’absorption des hôtes intermédiaires qui rentrent dans le cycle de développement du paramphystome et de la douve en particulier. La prévention passe par le ciblage et la gestion des parcelles à risques. Drainage, entretien des abords de point d’eau, alternance fauche-pâture, rotation du pâturage, pâtures différenciées entre jeunes et vaches,… Je rappelle qu’un animal bien nourri, bien logé et en bonne santé développe une meilleure immunité contre le parasitisme"

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