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Salon national du mouton
Tech Ovin, une pierre à l’édifice du renouveau

Informer, communiquer et sensibiliser, sont les trois maîtres mots qui ont guidé la sixième édition du salon national du mouton, Tech Ovin, organisé, en début de semaine, à Bellac en Haute-Vienne.

Perturbé par les pluies orageuses de ce premier jour de septembre, le salon Tech Ovin a su, pourtant, maintenir le cap. Pas question en effet, pour le monde de l'élevage ovin de se laisser impressionner par l'averse. Il faut dire que la filière en a vu d'autres. Elle en a traversé des tempêtes. Vingt ans que les éleveurs collectionnent les plus bas revenus de l'agriculture, accumulent les problèmes sanitaires et doivent faire face, chaque année, à des charges un peu plus lourdes.
Devant un tel tableau, beaucoup auraient baissé les bras. C'était sans compter sur la détermination de professionnels(elles), bien décidés à «croire encore en l'agneau ». Et pour eux cela passait d'abord par un rééquilibrage des aides dans le cadre du bilan de santé de la PAC. Pari réussi, puisque selon le président de la FNO, Serge Préveraud, « le compte y est ». Les 125 millions d'euros alloués à l'élevage ovin à partir de 2010, vont permettre d'avoir une nouvelle aide à la brebis autour de 21 € et un complément autour de 3 € pour faire de l'orientation. « Complétés par la revalorisation des DPU ovins autour de 6€ par brebis dès 2009, nous atteindrons plus de 27 € par brebis pour toutes les brebis françaises, voire 30 € par brebis pour ceux qui souhaitent s'engager autour de la contractualisation(1)», s'est félicité le numéro 1 de la FNO, sans pour autant tomber dans le triomphalisme, convaincu que «ces aides ne constituent qu'un ballon d'oxygène pour anticiper l'échéance de l'après 2013 ».

Loi de modernisation

Le défi tient en deux mots, « reconquête ovine », que tout le monde, politiques et professionnels, avaient sur les lèvres, mardi dernier, jour de l'inauguration de Tech Ovin, à Bellac (Haute-Vienne). Reste à savoir comment on fait de cette reconquête une réalité et avec quels moyens ?
Depuis le mois de mai, la FNO travaille avec les services de l'Etat, France Agrimer et le ministère de
l'Agriculture pour établir un plan d'accompagnement post-rééquilibrage autour de trois axes : la restructuration amont-aval devenue indispensable avec la perte de trois millions de brebis en 15 ans, la rénovation du conseil et de l'appui technique et la valorisation du produit. Sur l'ensemble de ces points, les professionnels comptaient avoir des réponses du ministère de l'Agriculture dans le cadre du Tech Ovin. Au final, Jean-Claude Bournigal, directeur général des politiques agricoles et agroalimentaires des territoires, représentant du ministre Bruno Le Maire, s'est voulu très général : « Nous serons très attentifs à la contractualisation et aux problématiques de l'installation dans le cadre de la loi de modernisation prévue pour l'automne». En attendant, la profession réunie autour du Tech Ovin, résolument salon de la reconquête, en cette année 2009, a voulu proposer à travers lui, une vitrine positive et dynamique de la filière ovine. Animations techniques, conférences et rencon-tres ont rythmé les trois jours du salon, où l'on a beaucoup parlé de réduction des coûts et de gestion des aléas, histoire de coller au plus près des attentes des éleveurs.

(1) L'orientation liée à cette aide devrait permettre de tenir le prix de l'agneau, en permettant de mieux gérer l'offre et la demande.

 

L'identification électronique, où en est-on ?

En tant que salon professionnel de l'élevage ovin, Tech Ovin se devait de faire le point sur l'identification électronique. Un pôle était d'ailleurs dédié à cette boucle électronique officielle qui deviendra obligatoire pour les animaux naissant à partir du 1er juillet 2010. Depuis 2005, à l'échelle du territoire national, 100 élevages puis 300 depuis 2008, cinq centres d'allotement, un marché et huit abattoirs participent aux projets de mise en place de l'identification électronique ovine. Le bouclage électronique engendre un surcoût de 1 € par rapport à une boucle traditionnelle. Le représentant du ministre a rappelé qu'à ce titre, les éleveurs bénéficieront d'une aide issue du Feader (fonds européen) pour faire face à ce surcoût.

 

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