Aller au contenu principal

Stockage des balles rondes : prudence !

Chaque année, de nombreux agriculteurs sont victimes d’accidents liés au stockage des balles rondes. Quelques règles simples permettent toutefois de limiter les risques.

Sur un être humain, les conséquences du choc dû à la chute d’une balle de 300kg du 5ème rang sont les mêmes que celles d’une chute de 7 étages

À l’heure des ensilages d’herbe tout va très vite. Les agriculteurs fauchent, andainent, mettent en bottes puis les empilent. Le risque d’accidents est présent partout pour celui qui n’applique pas les règles de sécurité, notamment sur la façon dont les balles rondes doivent être stockées.

L’empilage rationnel

La formation de la pile de balles rondes doit s’effectuer avec un outil de manutention. Plusieurs matériels existent mais l’équipement le plus fréquemment employé par les agriculteurs est la fourche ou chargeur frontal. Attention cependant, il offre des possibilités relativement limitées pour ce type de travail et peut rapidement se retrouver en surcharge. La présence de clapets antichute sur les vérins est indispensable pour la sécurité du chauffeur. Une rallonge de fourche peut être installée sur le chargeur ou à l’avant du tracteur mais la manœuvre complexe peut modifier la stabilité du tracteur.

Autre outil : le chargeur télescopique. Il permet de travailler une hauteur de 5 à 7 mètres. C’est l’engin le mieux adapté à ce type de manutention mais la maîtrise de la stabilité demande une certaine habitude, en particulier sur route ou terrain pentu.

Stockage en bâtiment

Une bonne gestion de l’empilage répond au principe : dernier rentré premier sorti. Les balles doivent être rangées rationnellement en fonction de l’utilisation qui en sera faite dans la saison, par exemple selon la qualité nutritive. Le foin et en particulier les coupes de regain sont très instables, il doit donc faire l’objet d’une attention particulière. Le regain est, par nature, rentré en dernier. Posé contre les piles de foin ou de paille déjà présentes, les balles tombent facilement lorsque l’éleveur retire les balles de paille ou de foin selon ses besoins.

Sur le plan du « rangement », il est important de réaliser le stockage en commençant à partir du centre du bâtiment et en empilant alternativement de part de d'autre. Cela permet de répartir la poussée des piles contre la structure et éviter que le bâtiment ne se couche. Le positionnement des balles sur le dernier rang peut déstabiliser l'ensemble au dernier moment. Il est conseillé alors de décaler la rangée supérieure afin de stabiliser les piles entre elles et diminuer ainsi le risque des chutes d'hommes ou d'animaux dans les cheminées constituées par la juxtaposition des colonnes ; ce sont de véritables pièges dont il est impossible de s’extraire. Des sangles, des cordes ou des filets peuvent être installés pour arrimer les piles. Cela évite que les bottes ne chutent toutes seules du fait de l’évolution du fourrage dans le temps, ou des manœuvres effectuées à proximité.

Empilage extérieur

L'empilage à l'extérieur est le mode de stockage qui comporte le moins de risques. L'emplacement de la pile doit tenir compte des vents dominants, afin de faciliter l'installation de la bâche. Le stockage de forme pyramidale est préféré au stockage vertical, car ce dernier est dangereux ; empilées verticalement, les bottes peuvent tomber à tout moment. De plus la juxtaposition des colonnes crée des cheminées favorables aux chutes et à l’humidité stagnante.

Le stockage sur champ de forme pyramidale assure la meilleure tenue dans le temps, mais il nécessite un équipement de manutention adapté à la dépose et à la reprise sur champ. La vigilance est de mise ! L'opération de bâchage est en effet particulièrement dangereuse et doit être réalisée à plusieurs, en particulier pour les balles de paille glissantes.

Attention à l’incendie !

Le stockage en bâtiment, qui permet de conserver une bonne qualité de fourrage, est relativement sensible aux incendies. Pour être stable, le foin doit contenir moins de 15 % d'eau. S’il est humide, il y aura fermentation et production de chaleur pouvant entraîner l’embrasement du fourrage. L'échauffement doit donc être surveillé régulièrement avec une sonde thermique. De même, le remisage du tracteur ou d'un autre automoteur près des balles est à proscrire, car il augmente fortement le risque d'incendie. Enfin, le bon état de l’installation électrique doit être vérifié une fois par an.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout L'Auvergne Agricole

Les plus lus

Le secteur du Sancy a vu sa fréquentation touristique bondir cet été.
«Les touristes ont visité l'ensemble du Sancy »
Le Sancy a été plébiscité par les touristes étrangers et locaux durant l'été. Luc Stelly, directeur de l'Office du tourisme…
Alexandre Maffre est l'un des 20 céréaliers de Limagne a produire de la luzerne pour les producteurs de Saint-nectaire.
De la luzerne de Limagne pour les producteurs AOP de montagne
Les céréaliers de Limagne cultivent de la luzerne pour les éleveurs de montagne : le projet audacieux est porté collectivement…
Rendez-vous jeudi 24 septembre dès 9 h 30 à l’INRAE de Laqueuille (Les Fumades), inscription au 04 73 65 92 69.
11ème édition de l’Herbe de nos Montagnes, jeudi 24 septembre à l’INRAE de Laqueuille
L’Herbe de nos Montagnes illustre la dynamique entre la recherche, le développement et les agriculteurs autour du thème de l’…
Déclaration de ruches - Campagne 2020
Chaque année, les apiculteurs sont invités à déclarer leurs colonies d'abeilles auprès de la DGAL du 1er septembre jusqu'au 31…
Jérôme Aubert, président de Sodiaal  section Nord  Massif central, sur son exploitation.
Sodiaal multiplie les investissements en 2019
L'assemblée générale de la section Nord Massif central de Sodiaal, statuant sur l'activité 2019, s'est tenue mercredi 9 septembre…
De gauche à droite : Bertrand Bissuel, directeur du lycée, Alain Mercier, président de la Communauté de communes Dômes Sancy Artense , Brice Hortefeux et le sénateur Jean-Marc Boyer.
Des travaux au lycée de Rochefort-Montagne
Le lycée agricole de Rochefort-Montagne est engagé dans un plan de rénovation de ses bâtiments pour lequel la Région contribue à…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 9.90€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site de l'Auvergne Agricole
Consultez les revues de l'Auvergne Agricole au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de l'Auvergne Agricole