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« S’emparer de la communication de notre métier »

Critiques, désinformation et violences envers l’agriculture inquiètent les jeunes agriculteurs. Comment se défendre ? Échanges sur ce sujet à l’occasion d’un débat.

Jérémy Decerle l'avait promis, il était présent à l'Assemblée générale de JA 63.

Comment répondre aux multiples attaques contre l’agriculture ? Comment se défendre face à des émissions continuellement à charge contre la profession ? De quelle manière les agriculteurs peuvent-ils reprendre à leur compte la communication de LEUR métier ?
Autant de questions soulevées à l’occasion d’un débat animé par Quentin Baumont, secrétaire général JA 63 lors de l’assemblée générale JA Puy-de-Dôme. Débat qui a démarré par la projection de différentes émissions télévisées toutes plus lapidaires et dévastatrices pour l’agriculture. « C’est dur pour nous d’être attaqués en permanence au travers des médias » a lancé Rémy Petoton, jeune agriculteur en Limagne, « comment se défendre ? » Les solutions avancées sont multiples : apporter la contradiction à l’occasion d’émissions, « c’est ce que nous faisons à JA national, mais on essaie de ne pas envenimer les choses alors du coup c’est moins sensationnel que ce qu’attendent les médias…et on n’en parle moins ! » raconte Jérémy Decerle. Le président national des JA précise par ailleurs que dans certaines affaires particulièrement outrancières et violentes contre la profession -par exemple suite aux actions perpétrées contre les boucheries- « JA et FNSEA déposent des plaintes devant la justice ».
« Montrer et expliquer ce qu’on fait à travers des opérations de communication auprès du grand public » prescrit de son côté Marion Vedel. « Nous devons être positifs et arrêter de nous focaliser sur 4% de la population qui est contre nous. Attaquer un métier quel qu’il soit est en réalité un phénomène de société que subit aussi l’agriculture ».
Pour Anthony Fayolle, président de JA Haute-Loire, « nous devons être convaincus que ce que nous faisons est bien ; cela facilitera notre approche avec les consommateurs ». Le jeune agriculteur préconise également d’être entourés des soutiens des communautés civile et scientifique, de personnalités « dont les arguments sont en notre faveur ». Faire de la pédagogie au quotidien autour de chez soi, se filmer en train de travailler et utiliser les réseaux sociaux comme supports sont également des outils évoqués lors du débat. « Autrefois, un lien avec l’agriculture existait au sein de la famille ; aujourd’hui il faut le retisser et ça commence avec les habitants des lotissements et villes voisines » explique un jeune agriculteur. Un argument partagé par Isabelle Plassais, directrice du lycée agricole Louis Pasteur, pour qui l’apprentissage de la communication du métier d’agriculteur commence aussi sur les bancs du lycée. Elle évoque « l’engagement », une notion à développer auprès des lycéens ; « nous devons les accompagner à donner du sens à leur engagement dans le métier pour mieux en parler » et le défendre. « il est effectivement difficile  de dissocier défense du métier et communication » conclut Baptiste Arnaud.

C.Rolle

 

Jim Bataille


Les 6, 7 et 8 septembre 2019, les JA de la Haute-Loire accueillent Terre de Jim à Bains, « la plus grande fête en plein air européenne ! » annonce le président national, Jérémy Decerle. Et pour cause ! Chaque année la manifestation rassemble près de 100 000 visiteurs sur 100 ha.  De quoi mettre la pression à près de 800 bénévoles pendant 3 jours et à l’équipe organisatrice qui prépare l’évènement depuis 12 mois.  « C’est un évènement réseau que nous vivons comme une action syndicale. C’est l’occasion de valoriser un territoire, une profession et de susciter des vocations auprès des plus jeunes » explique Anthony Fayolle, président de JA Haute-Loire. Invité par Baptiste Arnaud à venir présenter Terre de Jim, Anthony a lancé un appel auprès des JA du Puy-de-Dôme pour venir renforcer les rangs des bénévoles.
Un lien sur les réseaux sociaux est dédié à tous ceux qui veulent s’impliquer : @jimbataille

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