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Copagno
Rester solidaires en période de crise

Depuis 2007, la coopérative ovine Copagno est entrée dans une logique d’économie progressive.

De gauche à droite : Philippe Boyer et Paul Bony, vice-président et président de Copagno.
L'assemblée générale de la coopérative ovine Copagno s'est déroulée, la semaine dernière, à Gannat, dans l'Allier. En 2007, la coopérative, qui compte 504 adhérents répartis sur les quatre départements d'Auvergne, a vu ses volumes d'apport en boucherie, progresser de 1 % (+ 2,6 % pour l'ensemble des agneaux). Entre 2006 et 2007, le nombre d'agneaux finis et des agnelets a fortement progressé, surtout du fait des ventes à l'export de fin d'année ; le volume des réformes a baissé, tout comme celui des reproducteurs(*). Preuve que la diminution des projets ovins est une réalité. Il faut dire que les incertitudes qui planent sur ce secteur sont nombreuses.
« Les éleveurs ovins traversent une période délicate. Les raisons principales en sont la baisse des aides structurelles à notre production et surtout l'augmentation sans précédent des charges d'exploitation, aliments, engrais, carburants...Si rien n'est fait à ce niveau, la rentabilité de l'élevage ovin pourrait être entamée, chacun d'entre nous en est conscient et le vit au quotidien, lorsqu'il reçoit ses factures d'aliment ou qu'il regarde son compte bancaire!», a estimé Paul Bony, président de Copagno.

Etroites marges de manoeuvre
Côté prix, en 2007, ils se sont maintenus au niveau des agnelets, mais ont baissé au niveau des agneaux finis (- 2 %). Le prix des reproducteurs est resté stable, mais celui des agnelles est passé de 112 ? à 106 ?. La part des produits de qualité représente 65 % du volume total des agneaux, avec une stabilité de la proportion représentée par les Adrets, Terre d'Agneau et Grillonnets et bio, par rapport au total des agneaux de boucherie.
Pour l'ensemble des ovins commercialisés, les livraisons au groupe Grillon ont représenté 76,6 % du total, mais aussi 92,2% des agneaux finis.
Malgré les difficultés, la coopérative tente de répondre du mieux possible à la diversité des demandes des adhérents, avec moins de moyens. Le plan d'économies engagé en 2007, en appelle aujourd'hui un autre, face à la baisse drastique des aides nationales et surtout régionales (génétique, notamment). « La marge de manœuvre est étroite entre des économies significatives et le maintien d'une politique commerciale et de services qui permettront aux adhérents de vivre de leur métier demain », a expliqué Paul Bony.

(*) - 30 % en agnelles et - 23 % en béliers.

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