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Regarder son bâtiment autrement pour améliorer la santé des vaches laitière

Une trentaine d’éleveur a participé à la journée proposée par la FDPL du Puy-de-Dôme sur l’aménagement des bâtiments pour le confort des animaux et de l’éleveur.

Mise en pratique des principes développés en salle sur l’exploitation de Richard Poux.

Invité par la FDPL, Philippe Deru, éleveur en Haute-Marne et expert en confort animal a proposé aux éleveurs d’appréhender les boiteries, infertilité et autres soucis sanitaires des vaches laitières en cherchant l’origine du problème dans l’aménagement du bâtiment. A partir d’exemples parlants et concrets, tirés de son expérience en gestion de grands troupeaux, il a illustré les difficultés rencontrées par les vaches (glissades, chocs…) et surtout leurs effets sur l’état sanitaire du troupeau.

 

Des points critiques

Partant de l’activité naturelle d’une vache laitière en bonne santé sur une journée :

- 10 à 12 h couchée à ruminer,

- 7 à 8 h à manger ou boire,

il est apparu comme essentiel de s’assurer du confort du lieu de couchage qui doit être d’un accès facile, dont le sol doit être suffisamment souple pour éviter les chocs lors du couchage (environ 10 fois par jour) et adapté au gabarit de la vache. Une attention toute particulière doit donc être portée sur le réglage des logettes, le cas échéant.

De même, l’accès à l’alimentation doit être pensé pour la vache. Si l’accès est délicat, la vache risque de ne pas s’alimenter correctement ce qui peut entrainer à moyen ou long terme des problèmes métaboliques, de reproduction et donc de production. Par exemple la table d’alimentation doit être positionnée 15 à 20 cm au-dessus du sol.

Le bâtiment idéal n’existe pas

Un bâtiment doit être conçu en fonction des objectifs de l’éleveur, en imaginant dès le départ qu’il sera amené à évoluer dans le temps : agrandissement, aire paillée aux logettes… L’optimisation des unités de main d’œuvre est un enjeu majeur. Les échanges sur la gestion des grands troupeaux laitiers a apporté des pistes de réflexion (gestion en lots, ration…) qu’il pourrait être utile de tenir compte dès à présent dans la conception des bâtiments.

Anticiper, quand c’est possible, peut permettre de limiter le coût des aménagements ultérieurs. Ainsi une fosse surdimensionnée dans un premier temps évite d’en construire une deuxième quand le cheptel augmente. Par ailleurs des aménagements intérieurs facilement démontables sont à privilégier (bois plutôt que béton…).

D’un point de vue animal, la qualité d’un bâtiment dépend de l’analyse des points critiques : couchage, espace d’alimentation, points d’eau… et de la mise en œuvre de solutions au cas par cas. L’observation et la surveillance des animaux dans le bâtiment sont donc essentielles pour améliorer le bâtiment.

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