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Gessica
«On recherche des génisses montbéliardes !»

Cet hiver, un programme de production et de commercialisation de génisses montbéliardes d’élevage voit le jour.

Plus qu’un débouché, c’est un accompagnement complet de la
procréation à la mise en marché que le programme Gessica 
propose aux éleveurs montbéliards.

Face à une pénurie de femelles laitières, Elva Novia, Conseil Elevage, Feder et Bovi-Coop proposent aux éleveurs de s’engager dans une démarche collective.

« Il y a vingt ans, la Saône-et-Loire était le département qui exportait le plus de femelles montbéliardes!». Une vocation que les partenaires régionaux de la race ont décidé de faire revivre aujour-d’hui. «Le marché des femelles reproductrices laitières est porteur. Les prix sont attractifs ; il faut compter 1.500 à 1.550 euros pour une jeune génisse », indiquait Pascal Quignard d’Elva Novia fin octobre dernier à Vincelles. C’est pour remédier à une véritable pénurie de génisses laitières que quatre organisations d’élevage se sont associées pour monter le projet collectif «Gessica». Il s’agit d’Elva Novia, de Saône-et-Loire et Ain Conseil élevage, ainsi que des groupements Feder et Bovi-Coop.

Gessica a pour mission la production et la commercialisation de génisses export. Pour se faire, dans le cadre d’un engagement réciproque avec les éleveurs intéressés, les quatre partenaires vont mettre à profit tous les nouveaux outils dont dispose la race à ce jour.

Semence sexée, génotypage, suivi de croissance

Tout commence dès la procréation avec le recours à des semences sexées qui permettront de faire naitre préférentiellement des femelles. Les éleveurs qui s’engagent dans la démarche bénéficieront d’un soutien à l’achat de semences sexées de la part d’Elva Novia. Le programme s’appuie également sur le génotypage des individus qui permet d’évaluer génétiquement et donc de trier les femelles afin de choisir les génisses destinées au renouvellement, au marché intérieur ou à l’export. Les éleveurs bénéficieront également du suivi «Cap Repro» d’Elva Novia dans le but « d’obtenir davantage de gestations et d’optimiser la conduite à la reproduction ».

De son côté, Conseil élevage propose un suivi de conduite et d’élevage (suivi de croissance) des génisses avec une remise sur le coût de ce service. « C’est plus particulièrement sur la période 0 à 6 mois que l’élevage des génisses mérite le plus d’attention», fait remarquer le directeur de Saône-et-Loire Conseil Elevage Michel Place. Quant aux groupements, ils se chargeront de la mise en marché des génisses. Bovi-Coop apportera une aide au génotypage, tandis que Feder proposera une avance de trésorerie.

Complément de revenu intéressant

« Les génisses destinées à l’export doivent être âgées de plus de 21 mois ; être gestantes de plus de 3 - 4 mois ; être enregistrées à l’état civil ; peser plus de 450 kg vif ; être écornées et ne pas présenter de trayon supplémentaire », détaille Pascal Quignard. Sur le plan sanitaire, les femelles doivent être indemnes d’IBR, de CHM et de paratuberculose ainsi que de toute maladie réputée contagieuse.

«Ce programme s’adresse notamment aux éleveurs qui auraient des places disponibles en bâtiments et au pâturage », poursuit le technicien d’Elva Novia. La production et la commercialisation de génisses peut devenir «un complément de revenu intéressant pour ces élevages», assure pour sa part Michel Place.

A noter que le marché interne lui-même est également preneur de génisses montbéliardes d’élevage. Une opportunité à saisir.

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