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Puy-de-Dôme : plus de 400 agriculteurs ont dit « ça suffit ! »

Le 5 novembre, dans les sous-Préfectures d’Issoire, Ambert, Thiers et chez un exploitant agricole d’Aigueperse, les agriculteurs du département ont répondu présents à l’appel de la Fnsea.

A Ambert comme partout en France, les agriculteurs se sont mobilisés pour défendre leur métier.

Préfet Michel Fuzeau et à ses représentants car les raisons d’être en colère ne manquent pas et elles ne datent pas d’hier ! Ce n’est pas faute d’alerter le gouvernement et les responsables politiques depuis des mois. Au-delà de la crise au sens large qui touche notre pays, c’est une crise multifactorielle qui asphyxie le secteur agricole. Les exploitations souffrent économiquement, toutes productions confondues, et à cela s’ajoutent les lourdeurs administratives qui n’en finissent plus de peser au quotidien. Comme si cela ne suffisait pas, les contraintes environnementales de tous ordres et les sanctions qui s’y rapportent s’accentuent.

 

Stop !

Alors le 5 novembre les agriculteurs ont dit «stop !». Assez des discours, il faut des actes ! Huit revendications et les propositions concrètes qui y sont attachées ont été transmises aux représentants de l’état sur les quatre sites du département.

1. Réparation économique par l’UE, des conséquences de l’embargo sur d’autres fonds que ceux de la PAC.

2. Deux plats sur trois d’origine française dans la restauration hors foyer. Les grandes et moyennes surfaces (GMS) doivent privilégier la mise en avant des produits français.

3. Refus de toute hausse de taxes.

4. Abandonner l’application du Compte pénibilité à l’agriculture.

5. Accompagner les trésoreries des exploitations (cotisations sociales, couverture assurantielle, défiscalisation).

6.. Non au blocage des dossiers installation à partir du 1er janvier 2015.

7. 2015 : une année blanche sur les contrôles verdissement/PAC.

8. Non au zonage Directives Nitrates tel qu’il est annoncé, du bon sens et des résultats en matière environnementale.

Des agriculteurs du Puy-de-Dôme ont marqué leur passage : cortèges de tracteurs, feux de palettes, tas de buissons et de compost, paillage et distribution de tracts «Mangez français» à la population.

 

Quand les agriculteurs se mobilisent, les résultats suivent

L’annonce même de cette mobilisation générale avait permis de faire avancer certaines revendications : mise en place de mesures de dégagement en production laitière suite à l’embargo russe, fin du péage transit, maintien du remboursement de la TICPE… L’effet produit par la suite ne s’est pas fait attendre : rédaction d’un guide pour promouvoir l’origine France dans les marchés publics de restauration collective, évolution à la baisse du zonage lié à la Directive nitrate, exigences particulières dans les relations commerciales avec les GMS (possibilité de sanctions), révision du compte pénibilité inapplicable en l’état… Ce n’est qu’une étape, il faut que cela continue et vite. La profession reste vigilante et mobilisée.

 

Qu’est-ce qu’un agriculteur aujourd’hui ?

 

Selon Philippe Roy, secrétaire général adjoint de l’Udsea, c’est une profession en voie de disparition. Montrés du doigt, sans cesse attaqués sur leur façon de faire, remis en cause dans leurs pratiques et servant de bouc émissaire à tout va, les agriculteurs n’en peuvent plus. Il est temps de remettre les pendules à l’heure et les choses à leur place. Il est temps de faire stopper les excès de zèle de l’administration qui établit des normes dans des bureaux climatisés sans aucun lien avec le terrain. Il est temps de laisser les producteurs nourrir le monde car c’est leur métier et ils savent le faire dans le respect de la terre et des Hommes qui la peuplent.

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