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Coopérative
Pérennité, développement et dynamisation, les maîtres-mots des Cuma

Les Cuma réfléchissent à leur avenir : comment répondre aux enjeux de demain tout en garantissant la pérennité financière et le développement ?

Lors des réunions cantonales, les CUMA du Puy-de-Dôme ont évoqué leurs difficultés mais aussi leurs craintes en terme de renouvellement générationnel au sein même de leurs bureaux.

FDCuma du Puy de Dôme organisait plusieurs réunions cantonales pour parler d’avenir avec les Cuma. A la veille de 2014, les coopératives de matériels s’interrogent sur la future PAC, le maintien des aides locales et la transition générationnelle. Aujourd’hui, les bureaux de ces structures sont essentiellement composés d’adhérents dont la moyenne d’âge est de 50 ans. Des agriculteurs proches de la retraite, qui ont bien du mal à trouver un remplaçant dans leurs responsabilités au sein de la Cuma.

 

Des aides plus ou moins maintenues

Le 12 décembre dernier, Philippe Majeune président de la FDCuma 63 et de la FRCuma Auvergne a réuni les coopératives du canton de Combronde. A l’ordre du jour : les nouveautés de l’année 2014, notamment les subventions. A l’heure actuelle, les aides accordées par l’UE n’ont pas encore été redéfinies, laissant donc planer le doute sur leur maintien. En revanche, les aides allouées par le Conseil régional d’Auvergne et le Conseil général du Puy-de-Dôme seront reconduites. Celle du Conseil régional sera d’ailleurs redimensionnée. Jusqu’ici, l’aide financière était accordée pour l’achat de certains matériels. «Cette liste ne correspondait pas toujours aux besoins des Cuma. La FRCuma et le Conseil régional réfléchissent à la mise en place d’une aide où la notion de matériel serait abandonnée au profit d’une notion de projet. Ce dispositif permettrait aux Cuma d’avoir un financement, non seulement pour de l’achat de matériel, mais aussi pour la construction d’un bâtiment ou autres» explique Philippe Majeune. Des négociations qui sont en cours et «doivent se maintenir et se développer dans le temps» selon le président.

Les Cuma parlent à la FDCuma

«Les CUMA puydômoises doivent se faire entendre pour que nous sachions quelles sont leurs difficultés. Ces réunions cantonales sont réalisées dans ce but.» Autour de la table, plusieurs d’entre elles ont fait le déplacement. Dans l’ensemble, les présidents évoquent tous les mêmes contraintes. En premier lieu, l’enregistrement du matériel et son entretien qui deviennent de plus en plus compliqués au fur et à mesure que le parc matériels augmente. «Les garages ont considérablement augmenté leurs tarifs pour les dépannages » explique un représentant de Cuma.

Vient ensuite la responsabilité des adhérents parfois mise à mal par les contraintes du métier. Et enfin, les coopératives de matériels sont inquiètes vis-à-vis de l’avenir de l’agriculture. A l’image de la Cuma de Landelos qui a constaté en peu de temps, la cessation d’activité de plusieurs «gros élevages». Elle a donc dû s’adapter, tant bien que mal, pour rentabiliser son matériel. Ou encore, un autre représentant de Cuma évoque la difficulté d’impliquer les jeunes générations dans la gestion de la coopérative. «Lors de l’élection du président, personne ne se présente» témoigne ce dernier.

La FRCUMA ouvre la réflexion

Malgré ces difficultés, les Cuma continuent d’accueillir des adhérents. Dans le Puy-de-Dôme, certaines en comptent près d’une centaine. Les structures deviennent alors de véritables entreprises avec un parc matériel qui devient difficile à gérer, tout comme les adhérents. L’exception n’est pas puydômoise, elle se ressent dans l’ensemble de la région Auvergne.

Ce sujet a été longuement débattu le 13 décembre dernier. Les présidents des FDCuma auvergnates se sont réunis durant une journée autour d’un Dispositif local d’accompagnement (DLA) afin de mener ensemble une réflexion quant à l’avenir des coopératives. Durant les échanges, plusieurs sujets ont été abordés : de l’animation de la FRCuma à la promotion de ce mode coopératif, jusqu’à la mise en place de formations pour les membres des bureaux. Celles-ci seraient dédiées à la gestion des ressources humaines, la conception de projets collectifs ou encore à l’animation. «Au travers des réunions de secteur, nous avons tous eu des témoignages qui font état de présidents qui ont des difficultés de gestion. Lorsqu’il y a un nombre d’adhérents important dans une Cuma, il devient compliqué de gérer à la fois le matériel, les adhérents et l’animation. Nous devons leur apporter des solutions pour leur permettre de dynamiser leur structure» commente Philippe Majeune.

La pérennité, le développement et la dynamisation des Cuma auvergnates semblent passer avant tout par l’animation de chacune d’entre elles. Néanmoins, la FRCuma espère bien, par l’embauche d’un animateur, revigorer l’ensemble du réseau des coopératives de matériels et permettre ainsi la mutualisation des moyens.

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