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Remplacement
Objectif plein emploi pour Agri Remplacement

Se faire remplacer n’est pas encore totalement ancré dans les habitudes des exploitants. Agri Remplacement souhaite faire évoluer les choses et incite les agriculteurs à faire le pas.

Agri Remplacement tenait son assemblée générale le 27 juin dernier. Aux côtés de Sylvie Guelon et de Jean-Luc Tourreix, administrateur, Jean-Pierre Ventalon, directeur de l’APAMAR a présenté l’organisation de l’association d’aide à domicile.

Ennuis de santé, formation, naissance, adoption, mandat d'élu professionnel ou tout simplement envie de congés ? Les motifs ne manquent pas pour se faire remplacer sur l'exploitation.
En 2007, l'association Agri Remplacement du Puy-de-Dôme a réalisé 13 900 journées au profit de ses 1 826 adhérents composés pour 2/3 d'exploitations individuelles. La santé reste le motif prioritaire du remplacement (41 %) suivi des congés (31%) et de la maternité/paternité (15 %). La formation est en hausse en 2007 (+37 %) «grâce, notamment, au travail réalisé avec la Chambre d'agriculture et à la signature d'une convention avec VIVEA» précise Daniel Robinet.
L'animateur d'Agri Remplacement souligne malgré tout une baisse globale du nombre de journées de remplacement. « Les causes sont diverses et multiples », analyse-t-il. Difficultés économiques des exploitations, météo défavorable, manque d'habitude par rapport à l'emploi d'un salarié ou bien encore manque d'information sur les différentes aides ... sont les différentes raisons qui justifient la baisse d'activité en 2007. Elles incitent l'association à prendre des mesures « pour construire le remplacement de demain ». « Nous devons augmenter le nombre d'adhérents, recruter, former et fidéliser des salariés. Notre objectif doit être le plein emploi !» insiste la présidente, Sylvie Guelon.


Mieux communiquer
La structure Puydômoise mise alors sur le développement de la communication. Notamment en direction des jeunes installés, pour les sensibiliser sur l'intérêt du remplacement et leur faire découvrir les aides auxquelles ils peuvent prétendre. « Nous comptons sur les partenariats actuels que nous avons avec la Chambre d'agriculture, le Conseil général, le Conseil régional, Groupama, la Msa, VIVEA et le Casdar. Mais nous envisageons aussi de développer des partenariats nouveaux avec d'autres organismes tels que les laiteries, les banques... » .

Conforter le réseau
L'association a décidé d'orienter également son développement vers la création de Groupements d'utilisateurs volontaires (GUV) pour pallier le principe aléatoire du remplacement. « Le GUV permet en effet d'anticiper les remplacements via l'établissement d'un planning de travail pour le salarié qui intervient en complément de main d'oeuvre sur les exploitations » commente Daniel Robinet. L'embauche au sein d'un GUV a l'avantage de fidéliser le salarié, d'éviter le turn over et d'adapter ainsi au plus près l'offre à la demande. « 70 % des agents d'Agri Remplacement effectuent moins de 1000 heures par an. Ce n'est pas suffisant pour pérenniser un poste ! Donnons du travail au salarié si nous voulons le garder, indique Sylvie Guelon. Nous devons dépasser le stade du recrutement cueillette en nous tournant vers la formation pour permettre aux jeunes d'être mieux préparés à l'activité de remplacement ».
La présidente souligne qu'en 2007, six salariés ont obtenu le Certificat de qualification professionnelle (CQP); « une reconnaissance qui confirme que l'on peut faire carrière en qualité d'agent de remplacement ».

Adhérer à la démarche qualité
Enfin, l'association a décidé d'entrer dans la démarche qualité mise en place par la Fédération nationale des services de remplacement. « L'avantage de la charte est de nous accompagner pour faire progresser le remplacement et satisfaire les adhérents. Elle nous donne un cap pour dynamiser notre action et nous offre une certaine reconnaissance» précise Daniel Robinet.

Adhérer à Agri Remplacement


- 25 euros pour une exploitation individuelle,
- 50 euros pour une société d'exploitation.
Tout nouvel adhérent doit s'acquitter d'un droit d'entrée lors de sa 1ère adhésion: 50 ? par exploitation (sauf pour les JA lors de leur 1ère année d'installation)
Le contrat « SDR-Groupama» permet une prise en charge du remplacement allant de 50 % à 90 % selon les modalités du contrat souscrit. Exemple : avec un contrat de 360 h (ou 45 jours de 8 heures), la prise en charge du remplacement par Groupama sera de 80 % pour un arrêt de travail de 30 jours.
Le Conseil général, le Conseil régional, l'Etat (crédit d'impôt) et le Casdar participent aussi à la prise en charge des coûts du remplacement selon certaines modalités.

Renseignements auprès d'Agri Remplacement au 04.73.44.45.66.

Sylvie Guelon, présidente d'Agri Remplacement
« Il ne tient qu'à nous de construire le remplacement de demain. Nous devons mettre tous les moyens de notre côté pour valoriser le travail des agents de remplacement et les fidéliser sur nos exploitations. La formation fait partie de ces moyens. Elle est essentielle car pour être salarié d'exploitations il faut être aguerri à la complexité de l'exploitation, à la diversité du métier et au caractère d'urgence que revêt souvent le principe du remplacement.»

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