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« Nous étudions l’implantation de bassines »

Plusieurs projets sont à l’étude à l’ADIRA pour tenter d’atteindre l’objectif des 15 millions de m³ d’eau dont ont besoin les agriculteurs du Puy-de-Dôme.

Les bassines sont des réserves en eau pouvant contenir entre 150 et 200 000 m³.

L’Association pour le Développement de l’Irrigation en Région Auvergne (ADIRA) œuvre de longue date en faveur de l’utilisation de l’eau en agriculture. En 2017, l’ADIRA alertait d’ores et déjà les pouvoirs publics sur un besoin recensé de 15 millions de m³ d’eau supplémentaires pour les agriculteurs. « L’ensemble des réseaux d’irrigation du Puy-de-Dôme est saturé en débit alors que la demande de souscription de surfaces irrigables ne cesse d’augmenter » témoigne Philippe Aymard, vice-président de l’association. Depuis l’été 2019, les projets et actions, en partenariat avec de nombreux acteurs du territoire, s’accélèrent pour tenter de répondre à la demande urgente en eau. L’ADIRA se confronte cependant à « une réglementation fermée et trop stricte » qui par voie de conséquents les agriculteurs s’orientent vers «des solutions non satisfaisantes qui les conduisent à envisager la construction de bassines ».

Des projets en cours d’étude

L’ADIRA travaille de concert avec la Chambre d’agriculture du Puy-de-Dôme ou encore Limagrain, et bien d’autres, pour faire avancer la question de l’irrigation. Face à la « catastrophe 2019 » et la perte d’environ « 80 millions d’euros sur le secteur agroalimentaire », l’association et ses partenaires ont accéléré le pas. « Nous essayons d’aller vite pour développer l’irrigation dans le territoire et surtout faire évoluer la réglementation pour rééquilibrer les trois SDAGE présents sur la région AuRA » explique Philippe Aymard. L’association a ainsi renforcé ses collaborations pour coordonner au maximum les actions conjointes.

« Nous assistons à toutes les réunions pour représenter tous les irrigants dans les administrations. »

Malgré des chiffres édifiants, révélant un réel besoin en eau dans le département, les irrigants se heurtent à une réglementation très stricte. De ce fait, l’ADIRA travaille actuellement « à regret » sur des projets de « bassines » (réserves d’eau semi-enterrée de 150 à 200 000 m³ ndlr). « Ce type de stockage est visuellement peu satisfaisant et mobilise de la surface agricole. Malheureusement, la réglementation en l’état n’ouvre que cette possibilité. Dans un souci d’apporter rapidement des réponses aux agriculteurs, nous étudions plusieurs lieux d’implantations possibles. »

L’ADIRA continue néanmoins ses investigations. Elle s’est ainsi rapprochée du groupe Eau de Limagrain pour éplucher dans le détail les SDAGE, actuellement en cours de révision. Dans le même temps, elle entame une étude pour la réutilisation de l’eau au départ de la station d’épuration de Riom (en lien avec la Communauté de Communes Riom Limagne Volcan) et une autre sur les eaux souterraines. Ce sont donc plusieurs projets de longues halène qui se dessinent à l’horizon, bien loin des espoirs de la profession. « L’idéal serait de construire un Naussac 3 pour réalimenter l’Allier. Avant cela, il nous faut une association de solutions pour nous rapprocher le plus vite possible des 15M m³ dont ont besoin les agriculteurs. »

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