Aller au contenu principal

Conférence
Mon village dans la planète… et pas de planète sans village…

Les agriculteurs ne peuvent plus faire l’économie de leur engagement au sein des organisations professionnelles ; c’est la garantie de leur compétitivité sur les marchés. Trois conférences les accompagnent dans cette réflexion.

Bruno Chaput a accueilli Frédéric Charillon, Jean-Christophe Gouache et Thierry Michel lors de la première conférence.

«Nous sommes là pour connaître et mieux comprendre afin de pouvoir agir » : c’est en ces termes que Bruno Chaput, secrétaire général de l’Udsea a ouvert le 20 septembre dernier la première conférence d’une série de trois, destinées à informer les agriculteurs jeunes et aînés, sur la place et le rôle de la profession dans le monde(1).
Sur le thème «Mon village dans la planète», les participants ont échangé leurs points de vue, aiguillés en cela par les interventions de Frédéric Charillon, professeur à l’Université de droit, Jean Christophe Gouache, directeur de la branche semence des grandes cultures chez Limagrain et Thierry Michel, journaliste et rédacteur en chef de Direct Affaires.
Pour le premier d’entre eux, il n’y a pas de doute, on ne peut pas faire le monde en ignorant le village ; les deux sont devenus indissociables. Spécialiste des relations internationales, Frédéric Charillon a parlé de «revanche des sociétés», concept dans lequel les individus et groupes de citoyens influent désormais sur les décisions politiques, économiques et internationales. «Nous sommes passés d’un monde qui comptait deux acteurs principaux (Est/Ouest) et 200 Etats, à un monde qui compte aujourd’hui autant d’acteurs que d’individus. Avec la fin de la guerre froide, ce fut la fin de la simplicité du monde. Les citoyens ont retrouvé les religions, les ethnies, les intérêts… De nouveaux pays ont émergé ; la Chine est redécouverte et un nouveau monde s’est ouvert à nos yeux, composé de millions d’acteurs». «L’attitude du simple citoyen est devenue un enjeu des relations internationales» précise le professeur Charillon qui illustre son propos par l’exemple du boycott des consommateurs américains sur les produits français. « Tout le monde est acteur par sa capacité à se mobiliser, y compris les entreprises ». Et c’est le cas d’une grande coopérative comme Limagrain qui vit l’international au quotidien. «Les scientifiques ne connaissent pas les frontières» explique Jean Christophe Gouache. «Les 45 nationalités qui composent le groupe sont fondamentales pour l’épanouissement des hommes, le mélange des cultures, des expériences mais aussi pour l’entreprise ». Or, Jean Christophe Gouache dénonce une forme de «diabolisme politique» et regrette que « les politiques n’aient pas conscience de la réalité de l’implication des entreprise à l’international. C’est une évidence qu’ils ne mesurent pas suffisamment ».
«Le monde agricole a lui aussi des outils pour être « village dans la planète». «Il a la capacité à résister et à affronter l’avenir grâce à l’organisation qu’il a su mettre en place» commente Thierry Michel. Une évidence confirmée par Gérard Renard, président de la Chambre d’agriculture du Puy-de-Dôme, qui rappelle que la profession a su créer des outils de mutualisation et de solidarité dont il faut garder la maîtrise. «Nous devons être vigilants en terme d’organisation et de mobilisation pour rester maîtres de nos productions et de nos débouchés sinon demain, d’autres le feront à notre place (…) Via nos structures, il faut aussi savoir s’organiser avec d’autres producteurs de la planète en allant créer des alliances ». Pour Gérard Renard, «l’avenir de l’agriculture passe par notre capacité de collectivité ». Pour Bruno Chaput, «il passe alors par l’implication des professionnels dans les organismes d’amont et d’aval de la production et dans le syndicalisme».

(1) - Ces rencontres sont mises en place conjointement par l’Udsea et les JA du Puy de Dôme, en lien avec les organisations professionnelles

 

«L’avenir passe par nous»
Sébastien Vidal, président des Jeunes Agriculteurs du Puy-de-Dôme et Bruno Chaput, secrétaire général de l’UDSEA invitent les agriculteurs à participer à la deuxiè- me conférence-débat organisée sur le thème : «Bâtir l’Europe», vendredi 3 novembre prochain, à 9 h 45 amphithéâtre Michel Debatisse (Chambre départementale d’Agriculture)
«Mieux connaître nos voisins, mieux saisir les enjeux d’une Europe élargie» - «Quelle Europe souhaitons-nous ? » Avec la participation de Michel Deyra, professeur à l’Université de Clermont-Ferrand, spécialiste des ques- tions européenne et Thierry Boulleau ingénieur du Sidam.
A 13 h, un buffet clôturera cette matinée d’échanges.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout L'Auvergne Agricole

Les plus lus

Alexandre Maffre est l'un des 20 céréaliers de Limagne a produire de la luzerne pour les producteurs de Saint-nectaire.
De la luzerne de Limagne pour les producteurs AOP de montagne
Les céréaliers de Limagne cultivent de la luzerne pour les éleveurs de montagne : le projet audacieux est porté collectivement…
Le secteur du Sancy a vu sa fréquentation touristique bondir cet été.
«Les touristes ont visité l'ensemble du Sancy »
Le Sancy a été plébiscité par les touristes étrangers et locaux durant l'été. Luc Stelly, directeur de l'Office du tourisme…
Rendez-vous jeudi 24 septembre dès 9 h 30 à l’INRAE de Laqueuille (Les Fumades), inscription au 04 73 65 92 69.
11ème édition de l’Herbe de nos Montagnes, jeudi 24 septembre à l’INRAE de Laqueuille
L’Herbe de nos Montagnes illustre la dynamique entre la recherche, le développement et les agriculteurs autour du thème de l’…
Déclaration de ruches - Campagne 2020
Chaque année, les apiculteurs sont invités à déclarer leurs colonies d'abeilles auprès de la DGAL du 1er septembre jusqu'au 31…
Jérôme Aubert, président de Sodiaal  section Nord  Massif central, sur son exploitation.
Sodiaal multiplie les investissements en 2019
L'assemblée générale de la section Nord Massif central de Sodiaal, statuant sur l'activité 2019, s'est tenue mercredi 9 septembre…
Thomas Pannetier et Stéphanie Seguin devant une rangée de tabac Brun. Variété rustique, le Brun demande peu d’eau. Il possède une haute teneur en nicotine. Son stockage et séchage sont simplifiés.
Le tabac aussi mise sur le haut de gamme
Malgré les bouleversements qui ont impacté la filière tabacole ces dernières années, les planteurs du Puy-de-Dôme et de l’Allier…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 9.90€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site de l'Auvergne Agricole
Consultez les revues de l'Auvergne Agricole au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de l'Auvergne Agricole