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Culture
Maïs semence : « 92% des objectifs devraient être atteints»

Les récoltes de maïs semence se poursuivent et s'allongent au fil des jours en raison de pluies régulières. Le rendement moyen estimé devrait atteindre 92% des objectifs.

Les récoltes de maïs semence se poursuivent

La récolte des maïs semence a débuté le 2 septembre dernier et se poursuit. En raison de pluies régulières depuis bientôt deux semaines, seulement 65% des surfaces ont été réalisées faisant dire à Régis Rougier, président du syndicat des producteurs de maïs semence : "cette campagne va être longue". L'agriculteur estime qu'elle devrait prendre fin début novembre et laissera cette année encore "un goût d'inachevé et des interrogations sur la production".


"Des rendements décevants"


Les producteurs de maïs semence devraient atteindre cette année "92% des objectifs" fixés par la coopérative. Cette première estimation de rendement est "décevante" selon Régis Rougier qui peine à comprendre les raisons de ce résultat. "Par rapport à 2019, cette nouvelle campagne n'avait rien à voir. Nous n'avons pas eu d'épisodes caniculaires longs et répétitifs. Nous avons eu de l'eau..."
Sur les 6 222 hectares en production, neuf ont été abandonnés en raison de dégats de corvidés. Dix-sept autres hectares ont également été laissés de côté en raison des attaques de taupins et  des inondations. Douze hectares ont été détruits à cause d'une mauvaise fécondation "surprenant les producteurs" qui n'ont "pas eu l'impression d'avoir de gros pics de chaleur". Enfin, neuf hectares supplémentaires ont rencontré des défauts de castration.
D'après l'analyse du président du syndicat, les rendements actuels sont la conséquence directe de l'hiver 2019-2020 exceptionnellement doux et sec. "Les sols étaient extrêmement secs au moment du semis et les planteurs ont dû attendre les premières pluies de début mai pour implanter les maïs. Environ 4 200 hectares de maïs ont été semés entre le 4 et le 12 mai. C’est 8 à 10 jours plus tard qu’une année normale. "
Ce décalage s'est ensuite retrouvé à la castration où la encore les chantiers se sont concentrés sur une très courte période. Les producteurs ont du faire face à des difficultés pour recruter de la main d'oeuvre, accentuées par la crise sanitaire. "Les agriculteurs ont joué le jeu pour appliquer au maximum les gestes barrières. Mais c'était loin d'être évident."


Des récoltes concentrées


Jusqu'à maintenant, les récoltes étaient concentrées. Si "les entrepreneurs ont la capacité techniques de faire face à cette surcharge" ce n'est pas le cas de l'usine. "L'infrastructure est au maximum de ses capacités. Il faudrait un plan de rénovation pour augmenter le débit journalier de l'outil." Régis Rougier est particulièrement attentif à cette question. Le prix de la récolte est en partie basé sur sa qualité. "Plus elle reste en champs alors qu'elle est mûre, plus elle risque de s'egrainer et moins le producteur sera payé." Des producteurs justement "fatigués" par les années décevantes qui se succèdent et une valorisation non révisée depuis quatre ans. "Nos produits bruts de référence n'ont pas été revalorisés alors que nos charges de production ont augmenté. Nous allons devoir remettre ce débat sur la table des négociations cet hiver." 

 

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