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Maïs ensilage, des rendements ni bons, ni médiocres

Les récoltes se terminent sur un bilan très moyen. Les quantités ne sont pas au rendez-vous et la qualité nutritive semble également faire défaut du fait toujours de la météo.

Les récoltes de maïs ensilage sont moyennes, loin d’être satisfaisantes pour beaucoup d’éleveurs qui attendent, désormais, les analyses qualités.

Décidément, les conditions climatiques 2016 auront eu un impact non négligeable sur toutes les productions. Alors que les récoltes de maïs ensilage se terminent, les premiers rendements donnent guère de satisfaction aux éleveurs de plaine et des coteaux séchants.

Dans ces zones, le service fourrage de la Chambre d’agriculture du Puy-de-Dôme a relevé entre 10 et 30% de pertes. Du côté qualité, là aussi les premières estimations sont peu réjouissantes.

 

Des rendements ni bons, ni médiocres

L’ensilage des maïs se termine et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’encore une fois les rendements sont loin des espérances. En effet, dans les zones séchantes ainsi qu’en plaine, la culture accuse des pertes quantitatives non négligeables. Au-delà de 700 mètres d’altitude en revanche, les récoltes sont plutôt satisfaisantes selon Stéphane Violleau, technicien service fourrage. «Les pertes sont liées aux conditions météo à la fois du printemps et de la fin d’été. L’année a montré deux visages. L’humidité et la fraîcheur ont d’abord occasionné un retard de développement sur les maïs. Ce dernier a été vite, même trop vite, rattrapé durant l’été. En l’espace de 15 jours, les plantes sont arrivées à maturité mais pas pour les bonnes raisons. Les grains étaient secs avant de finir leur remplissage». Le résultat est donc sans appel. Sur les plans de maïs, les épis étaient lourdement chargés de grains. Néanmoins, à regarder de plus près, ces derniers étaient fripés, secs. Cette analyse visuelle laisse craindre, d’après le technicien, une qualité nutritive des ensilages en dessous de la moyenne. «La grande interrogation est la suivante : quid du taux d’amidon ? A regarder l’aspect des grains cela ne laisse rien présager de bon. Mais nous ne pouvons rien affirmer pour l’instant tant que les analyses ne sont pas terminées».

L’herbe risque de manquer

Une chose est certaine en revanche, pour la deuxième année consécutive, les éleveurs vont devoir gérer leurs stocks avec rigueur. Le printemps a certes été favorable aux fourrages mais la sécheresse de l’été a mis à mal les pâtures.

Dès le début de l’automne, les éleveurs ont été nombreux à piocher d’ores et déjà dans leurs stocks pour combler le manque d’herbe. «Bon nombre de producteurs ont un bilan fourrager déficitaire» explique Stéphane Violleau.

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