Aller au contenu principal

L’UDSEA et les JA talonnent toujours le gouvernement

Le président des JA 63 et le président de l’UDSEA 63 reçus la semaine dernière par un conseiller du ministre de la Défense et par les services de la préfecture.

Reçus par un conseiller du ministre de la Défense, le président des JA 63 et le président de l’UDSEA 63 sont repartis sans les réponses espérées.

C’était avec l’espoir d’obtenir quelques réponses mais aussi des engagements que Damien Valleix, président des JA 63 et Christian Peyronny, président de l’UDSEA 63, sont allés, mer-credi dernier, à la rencontre du conseiller technique social du ministre de la Défense, présent à Clermont-Ferrand à l’occasion de la commémoration de la libération de la ville.

L’entrevue, de près d’une heure, n’a malheureusement pas satisfait les responsables syndicaux, loin de là. Ils sont repartis sans réponses et avec le sentiment de s’être adressés, une nouvelle fois à la mauvaise personne! «Le conseiller devant nous était incompétent en la matière. C’était un technocrate, il l’a avoué lui-même, dont les connaissances en matière d’agriculture étaient plus que limitées», souligne Christian Peyronny.

 

«Chamboulement des circuits mondiaux de l’agroalimentaire»

L’objectif premier de la rencontre était de sensibiliser les services du ministère de la Défense sur la situation économique dégradée de la production bovin-viande. En tant que représentation patriotique du pays, l’armée se doit de donner l’exemple en matière de consommation locale. «La France doit mettre dans l’assiette de ses soldats, lorsqu’ils sont en France, de la viande et des produits français. En opération extérieure, les soldats mangent local, pourquoi n’est-ce pas le cas quand ils sont en France ?» Pour toute réponse, le conseiller s’est retranché derrière le dispositif des marchés publics européens.

Par ailleurs, le contexte international chamboule les circuits mondiaux de l’agroalimentaire. L’embargo décrété par la Russie est une catastrophe pour les marchés fruitiers, et cela va le devenir pour les marchés du lait, de la viande et des céréales. C’est pourquoi les responsables syndicaux ont demandé que «soient renforcés les contrôles d’importations aux frontières».

 

«Il faut un ministre de l’Agriculture qui s’y connaisse en agriculture»

Le gouvernement promettait il y a quelques mois un choc de simplification. «Ce choc, les agriculteurs ne l’ont pas eu. Les contraintes sont toujours là, il y en a de plus en plus, qui ne sont pas fondées», précise Damien Valleix, président des JA 63. Le rajout de 170 communes classées en zone vulnérable en fait partie. «C’est une aberration. Surtout que la notoriété et la bonne qualité des eaux de la région sont reconnues, ce qui prouve une adaptation des pratiques agricoles. Il est impensable de calquer des contraintes qui sont appliquées dans d’autres départements chez nous». Les syndicats sont toujours dans l’attente de communication des analyses sur lesquelles s’est basée la décision de classement.

Damien Valleix a abordé la politique à l’installation et son manque de lisibilité. La mise en place d’un observatoire des marges a également été proposée. «Soit on se donne les moyens d’avoir une agriculture rentable soit on aura un désert rural». La question de la nouvelle taxe sur les transports fait aussi grincer des dents. «Nous demandons à ce qu’elle ne soit pas appliquée sur les produits finis et les matières premières», ont proposé les deux présidents.

Enfin, au niveau social, les deux présidents sont revenus sur l’état psychologique de monde agricole, résultant de l’accumulation des contraintes et des contrôles. «Un suicide tous les deux jours, c’est le constat qui est dressé dans le secteur agricole. Il nous faut un ministre de l’Agriculture qui connaisse l’agriculture. Il ne doit pas utiliser l’agriculture pour faire de l’écolo-démagogie.»

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout L'Auvergne Agricole

Les plus lus

Le premier projet individuel de réserve d'eau dans le Puy-de-Dôme est sorti de terre en Limagne, mis en place par Mathieu Daim.
Une retenue d'eau qui fait désormais référence
Le premier projet individuel de réserve d'eau dans le Puy-de-Dôme est sorti de terre en Limagne. Il s'agit d'un ouvrage d'une…
Tableau de fermage du 1er octobre 2020 au 30 septembre 2021
Indice des fermages du 1er octobre 2020 au 30 septembre 2021

L’indice des fermages pour le département du Puy-de-Dôme est constaté pour 2020 à la valeur de 105,33. Cet indice est…

Bâtiment d'élevage
Le projet bâtiment étape par étape
 Un projet bâtiment demande deux ans de reflexion, démarches administratives et construction avant que les premiers animaux n'en…
Visite d’exploitation l’après-midi du 6 mars à l'occasion de l'assemblée générale.
2020 : Carton plein pour le Syndicat Aubrac
Si 2020 fut pour les syndicats de races allaitantes une année blanche en termes d’actions promotionnelles, techniques ou festives…
Forêt qui dépérit de Celle-sur-Durolle, au cœur des Bois Noirs
Les forêts de nos contrées se meurent
Les arbres dépérissent partout en France sous les effets du changement climatique et certaines essences historiques des massifs…
Ravage de campagnols terrestres dans les prairies
La bromadiolone bannie dès le 20 décembre 2020
Par voie de communiqué, la Draaf Auvergne Rhône-Alpes confirme deux évolutions réglementaires majeures dans la lutte contre le…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 9.90€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site de l'Auvergne Agricole
Consultez les revues de l'Auvergne Agricole au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de l'Auvergne Agricole