Aller au contenu principal

Prix du lait
« Les producteurs travaillent à perte »

A l’appel de l’UDSEA, des JA et de la FDPL, les agriculteurs du Puy-de-Dôme dénonçaient la baisse du prix du lait le 19 mai dernier sur la Place de Jaude. Ils poursuivaient leur action dans la nuit du 24 au 25 mai par des blocages de camions de collecte de lait à l’entrée de plusieurs entreprises

La FDPL en partenariat avec l'UDSEA, a organisé le 19 mai dernier, une action syndicale place de Jaude pour la défense des prix agricoles. Comment évolue la situation ?
La semaine dernière la FNSEA, les JA et la FNPL appelaient les départements à mener des actions tournées vers les pouvoirs publics. A l'issue d'un rendez-vous avec Michel Barnier et Luc Chatel, les responsables syndicaux nationaux ont décidé de maintenir leur appel à mobilisation. Vu l'urgence de la situation, les producteurs de lait n'acceptent pas que les politiques adoptent des postures molles pour gagner du temps. Aujourd'hui, les comptes sont faits. On ne tiendra pas longtemps avec des prix du lait tels qu'ils se pratiquent actuellement, au bon vouloir des entreprises.

Quelles sont vos revendications ?
Elles sont simples : un prix rémunérateur pour un revenu rémunérateur. Aujourd'hui, on travaille à perte et la colère des éleveurs prend de l'ampleur. Toutes les grandes régions laitières ont été le théâtre d'opérations syndicales contre les entreprises. Dans notre département, des camions de ramassage du lait ont été bloqués dans la nuit de dimanche à lundi. Les blocages ont concerné toutes les entreprises. Les camions ont été immobilisés dans les cours de ferme ou sur les routes. Pour ma part nous étions une douzaine d'agriculteurs de la commune a s'être rassemblée. Nous avons bloqué les camions à partir de 23 h. Nous ne les avons relâchés que vers 6 h 30 pour aller traire.

Après les pouvoirs publics, la pression se fait aujourd'hui sur les entreprises ?
Lorsque le marché était porteur les entreprises ont voulu que la production suive et que les éleveurs puissent produire 20% de leur quota en plus. Pendant cette période, les prix des matières premières ont flambé et le prix des producteurs français a progressé, sans connaître les augmentations des pays voisins puisque les accords interprofessionnels amortissaient les fortes variations. Finalement, il y a trop de lait sur les marchés. Les prix s'effondrent. Il n'y a plus d'accords nationaux et les entreprises font pression pour une baisse du prix sidérante.

Pascal SERVIER, président de la FDPL 63

 

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout L'Auvergne Agricole

Les plus lus

Sébastien Ramade, nouveau président de l’interprofession Saint-nectaire
« Notre force : l’union entre les différents acteurs de la filière »
Sébastien Ramade, producteur fermier de Saint-nectaire vient d'être élu président de l'Interprofession du Saint-nectaire (ISN) et…
Patrick Bénézit : « Une PAC qui maintient des agriculteurs nombreux et qui créé de l’économie »
Patrick Bénézit, agriculteur dans le Cantal et président de la Copamac¹, milite pour une PAC économique garante de la diversité…
Betteraves
Quelles cultures après la betterave ?
Les ex-betteraviers de la Limagne étudient avec leurs partenaires techniques les productions alternatives à la betterave ayant à…
Irrigation
Plan de relance et aléas climatiques : comment obtenir une aide ?
Le plan de relance agricole du gouvernement soutient les investissements d’équipements d’irrigation. Mais avant de déposer une…
Champs de blé face au Puy-de-Dôme
Surfaces et rendements céréaliers en baisse
En moins de cinq ans, le département du Puy-de-Dôme a perdu près de 8 000 ha de cultures, résultat d'une déprise agricole forte,…
Maître d'apprentissage et son apprentis
Phytos : ce que la séparation de la vente et du conseil a changé au 1er janvier
Les dispositions de la loi Egalim sur la séparation vente/conseil en phytos sont entrées en vigueur au 1er janvier 2021. Éléments…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 9.90€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site de l'Auvergne Agricole
Consultez les revues de l'Auvergne Agricole au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de l'Auvergne Agricole