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Les plantes toujours en souffrance malgré les orages

Malgré les quelques orages de ces derniers jours, la canicule de début juillet a eu des conséquences irrémédiables à la fois sur les cultures céréalières et les prairies.

Les relevés pluviométriques ci-dessus ne sont valables que jusqu’au 27 juillet. Les données sont susceptibles d’avoir évolué du fait des conditions climatiques depuis cette date.

Les températures sont redevenues clémentes et la pluie a fait son retour sur certains secteurs, à travers des orages plus ou moins généreux. Néanmoins, cette bouffée d’oxygène ne suffira pas à rattraper les dégâts déjà occasionnés. Les rendements en blé sont bouclés, les prairies ont des difficultés à repartir et les maïs sont dans une situation encore incertaine. Même la vigne semble pâtir quelque peu de cette météo.

 

Des rendements de blé hétérogènes

Les secteurs aux terres légères sont sans nul doute ceux qui ont le plus souffert de la canicule. En témoigne les rendements en blé dont Françoise Lère, technicienne à la Chambre d’agriculture du Puy-de-Dôme, livre les premiers résultats. « Dans les terres noires, certains agriculteurs sur quelques secteurs, atteignent un rendement de 80 quintaux/ha. A contrario, dans la Limagne Sud où les terres sont plus légères, les récoltes sont plus proches des 40 quintaux à l’hectare. Ces données sont à prendre avec des pincettes parce que les situations sont très variables d’un exploitant à un autre. Quant à la qualité elle semble être au rendez-vous. »

 

Le maïs consommation en souffrance

Du côté du maïs consommation, l’affaire semble également mal entamée. La période caniculaire a sévi durant la pleine floraison de la culture compromettant le nombre de grains. Dans certaines parcelles à la terre légère, les feuilles commencent à sécher mettant en péril le rendement. «Le séchage des feuilles va avoir un impact sur le remplissage du grain. L’irrigation ne suffit pas toujours à limiter les dégâts. Durant les jours les plus chauds, une culture de maïs peut consommer jusqu’à 9 mm d’eau par jour. Pour remplir ce besoin, il faut réussir à rapprocher les tours d’eau mais ce n’est pas toujours possible par manque de matériel. » Les récents orages, plus ou moins généreux selon les secteurs (voir encadré), permettront d’après Françoise Lère de rattraper quelque peu les cultures de maïs consommation « en facilitant le remplissage du grain ».

 

Des prairies en manque d’herbe

Cette météo est aussi préjudiciable aux prairies. Dans la zone de l’AOP Saint-nectaire, par exemple, le syndicat interprofessionnel a déposé une demande de dérogation auprès de l’INAO pour l’achat de foin hors zone. Cette requête n’a pas encore abouti.

Toujours selon le syndicat, le manque de fourrage est présent sur l’ensemble de la zone y compris dans les communes d’ordinaire bien arrosées. Les stocks n’ont pas pu être reconstitués en totalité et commencent à être entamés en raison de la sécheresse des pâtures.

La vigne s’en sort de justesse

Qui aurait cru que la vigne, plante du soleil par excellence, souffrirait de la canicule et du manque d’eau ? C’est pourtant ce qui commençait à se passer comme l’explique Véronique Sarrot, technicienne viticole à la Chambre d’agriculture du Puy-de-Dôme et de l’Allier. « La situation devenait critique pour la vigne. Les fortes chaleurs et le manque d’eau lui ont fait perdre les 15 jours d’avance qu’elle avait acquis. De plus, ce climat peut avoir une incidence sur le nombre de grains puisque ceux-ci sèchent sur place et tombent. Heureusement, les récents orages dans le Puy-de-Dôme annulent ce phénomène. » Cependant, la technicienne précise que cette situation est hétérogène puisque les orages n’ont pas amené la même quantité d’eau partout. Certaines parcelles sont encore en stress hydrique.

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