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Les filières animales sont pourvoyeuses d’emplois

Lors du Sommet de l’élevage, l’Apecita, organisme en charge de l’emploi et du recrutement en agriculture, organisait une conférence sur le marché de l’emploi en agriculture.

Parmi les nombreuses conférences organisées dans le cadre du Sommet de l’Elevage, l’une d’entre elles s’intéressait au marché de l’emploi en agriculture. Animée par Philippe Beaur, délégué régional de l’Apecita (association pour l’emploi des cadres, ingénieurs et techniciens agricoles) pour les territoires du Limousin, Poitou-Charentes et l’Auvergne, cette conférence visait à informer les personnes en recherche d’emplois sur les diplômes, les fonctions recherchées par les employeurs et les secteurs d’activité qui recrutent. Philippe Beaur a expliqué que l’Apecita ne représente pas la totalité du marché de l’emploi, car son champ d’action démarre à partir du niveau Bac+2 et d’autre part une bonne proportion d’offres transi-tent généralement via les réseaux spécifiques des chercheurs d’emplois et des recruteurs. En 2016, l’Apecita comptabilisaient 18 000 candidats inscrits et 13 000 offres d’emplois. Notons que parmi les 18 000 candidats, 40 % étaient déjà en poste.

BTS : diplôme le plus demandé

Pour Philippe Beaur, «le marché de l’emploi agricole est plutôt équilibré et favorable». Quels sont les diplômes demandées par les entreprises du secteur agricole ? Le diplôme le plus réclamé est le BTS. Sur la totalité des offres d’emplois récoltées par l’Apecita, 68 %(*) sont à destination des bac +2. «Pour ce niveau là, il y a beaucoup plus d’offres d’emplois que de candidats» souligne le délégué régional. Le niveau Bac+3, Licence professionnelle, est de plus en plus demandé (54% des offres) et l’offre de formations toujours plus dense. «Les stages effectués dans le cadre de ces licences permettent aux jeunes d’acquérir les réflexes professionnels de l’entreprise». Les bac + 5 (ni-veau ingénieur, Master, Master2) bénéficient eux aussi d’une ouverture assez forte sur le marché de l’emploi (avec 54% des offres). Au bilan, «il y a de la place pour tout le monde et des postes calibrés pour tous les niveaux». Sur le podium des fonctions recherchées par les entreprises, l’Apecita place sur la première marche «le conseil et l’animation» avec 29% (*) des offres ; des fonctions qui ont détrôné celle de «commercial», installé sur la deuxième marche (24%). Viennent ensuite les fonctions qui consistent à «produire et transformer» (24%) puis à «chercher, développer, innover» (21%) et enfin «administrer et gérer» (16%). Les secteurs les plus porteurs en terme d’emplois, sont les grandes cultures et les productions animales avec 49 %* d’offres, l’agro-fournitures avec 33 %, les services et institutionnels (OPA) avec 26 % des offres et les fruits et légumes avec 15 %. Quant à l’environnement, c’est un secteur qui génère peu d’offres d’emplois au sein de l’Apecita. Sommet de l’élevage oblige, Philippe Beaur a axé son intervention sur l’emploi dans le domaine des productions animales (PA). En 2016, 4 303 postes en PA ont été confiés à l’Apecita. Au premier rang des fonctions réclamées par les recruteurs, on trouve sans surprise celle de conseiller animateur, puis de commercial suivi de production-transformation. «Du bac au niveau ingénieur, il y a du travail en production animale. Les filières animales sont pourvoyeuses d’emplois et dans le même temps, il y a de moins en moins de candidats...» indique le délégué régional.

 

(*) Une offre d’emploi peut faire appel à plusieurs niveaux de diplômes ou bien à plusieurs fonctions, ce qui explique que le total des pourcentages ne donnent pas 100%.

Employeurs

Philippe Beaur a décrit le profil des employeurs qui transi-tent par l’Apecita :

- En agro-fourniture, les offres émanent du négoce privé ou de coopératives privées.

- Les organismes professionnels agricoles qui recherchent des salariés.

- En production, il s’agit d’exploitations agricoles en recherche de salariés.

- Le secteur public génère un volume d’offres important (notamment pour réaliser des contrôles PAC) mais il s’agit de contrats courts.

- Des établissements scolaires qui ont des postes d’enseignants vacants.

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