Aller au contenu principal

Les éleveurs demandent le respect de la loi

A la veille du Sommet de l'Elevage, les éleveurs du grand Massif central avertissent : les élus qui ont voté à la fois l'article 44 de la loi alimentation et le CETA ne seront pas les bienvenus. Question de cohérence et de respect des éleveurs.

De gauche à droite : Bruno Dufayet, Christian Bajard, Emmanuel Bernard et Patrick Bénézit.

 

Participation massive, lundi en début de semaine, à Aubière, pour la réunion des éleveurs du berceau des races à viande. Venus de la Nièvre, de la Saône-et-Loire, de la Lozère, de la Corrèze, de l'Aveyron, du Cantal, du Puy-de-Dôme...les responsables professionnels réunis autour du coordinateur, Christian Bajard, éleveur en Saône-et ont fait le point sur les dossiers du moment. Et autant dire qu'il n'y a pas que la température particulièrement chaude pour un 16 septembre qui a échauffé les esprits. Face à un terrain, ébranlé pour la seconde année consécutive par une sécheresse sans précédent, et des politiques qui multiplie les incohérences, les éleveurs disent stop. « Trop c'est trop, le moral des éleveurs est au plus bas. Au-delà du contexte climatique et économique plus que tendu, la colère gronde dans les campagnes face à des pouvoirs publics qui exigent des éleveurs tout et son contraire », a résumé Christian Bajard. Depuis le vote positif des députés en faveur du Ceta au début de l'été, et à la veille de l'examen du texte par les sénateurs (courant octobre), les éleveurs ont multiplié les actions. Et c'est loin d'être terminé. Les éleveurs entendent bien mettre les politiques face à leur contradiction, et exiger d'eux qu'ils appliquent les lois qu'ils ont voté.

Des députés hors la loi

En effet, à travers l'article 44 de la loi EGALIM, la France s'est engagée à interdire toute commercialisation de produits « pour lesquels il a été fait usage de produits vétérinaires ou d'aliments pour animaux non autorisés par la règlementation européenne ou ne respectant pas les exigences d'identification et de traçabilité imposées par cette même règlementation ». Il est indiqué à la fin de cet article que « l'autorité administrative prend toute mesure de nature à faire respecter cette interdiction. « La première de ces mesures devrait être, en vertu de la loi, de refuser de ratifier le CETA pour en exiger le retrait de la viande bovine », a expliqué Bruno Dufayet, président de la FNB. Pour Emmanuel Bernard, FDSEA de la Nièvre, « il y a de quoi douter de la volonté des pouvoirs publics de garantir un avenir aux paysans français quand leur politique se résume à nous taper dessus sans arrêt et à importer n'importe quoi ». A quelques jours de l'ouverture du Sommet de l'Elevage (2-3-4 octobre) à Clermont-Cournon, la pression monte. Et les éleveurs préviennent, « gare aux élus qui souhaiteraient profiter du Sommet pour raconte n'importe quoi. Le Sommet est un évènement sérieux ». Comprenez, les élus qui ont voté à la fois l'article 44 de la loi alimentation et le Ceta ne seront pas les bienvenus. A bon entendeur...

Sophie Chatenet

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout L'Auvergne Agricole

Les plus lus

Sébastien Ramade, nouveau président de l’interprofession Saint-nectaire
« Notre force : l’union entre les différents acteurs de la filière »
Sébastien Ramade, producteur fermier de Saint-nectaire vient d'être élu président de l'Interprofession du Saint-nectaire (ISN) et…
Betteraves
Quelles cultures après la betterave ?
Les ex-betteraviers de la Limagne étudient avec leurs partenaires techniques les productions alternatives à la betterave ayant à…
Patrick Bénézit : « Une PAC qui maintient des agriculteurs nombreux et qui créé de l’économie »
Patrick Bénézit, agriculteur dans le Cantal et président de la Copamac¹, milite pour une PAC économique garante de la diversité…
Irrigation
Plan de relance et aléas climatiques : comment obtenir une aide ?
Le plan de relance agricole du gouvernement soutient les investissements d’équipements d’irrigation. Mais avant de déposer une…
Maître d'apprentissage et son apprentis
Phytos : ce que la séparation de la vente et du conseil a changé au 1er janvier
Les dispositions de la loi Egalim sur la séparation vente/conseil en phytos sont entrées en vigueur au 1er janvier 2021. Éléments…
Champs de blé face au Puy-de-Dôme
Surfaces et rendements céréaliers en baisse
En moins de cinq ans, le département du Puy-de-Dôme a perdu près de 8 000 ha de cultures, résultat d'une déprise agricole forte,…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 9.90€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site de l'Auvergne Agricole
Consultez les revues de l'Auvergne Agricole au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de l'Auvergne Agricole