Aller au contenu principal

Editorial
« Les éleveurs allaitants attendent des repères »

Bruno CHAPUT, Responsable du Conseil agricole départemental viande (Cad)

Le 16 septembre prochain, le Cad viande est à l'initiative d'une demi-journée d'information consacrée au marché du broutard français. Pourquoi organiser une telle rencontre ?
Tout simplement pour apporter des réponses aux questions des éleveurs qui, chaque jour, témoignent de leurs inquiétudes face aux incertitudes des marchés et plus particulièrement face aux difficultés du marché du maigre. Nous sommes dans une zone d'élevage allaitant de naisseurs dont la production dépend fortement des demandes italienne et espagnole. Or ces dernières évoluent, et les producteurs demandent des éléments pour voir plus clair dans ces échanges, et des perspectives pour leurs productions.

Selon vous, qu'est-ce qui caractérise le plus les difficultés de la production allaitante aujourd'hui ?
C'est avant tout la stagnation des cours en viande finie comme en maigre. Les prix restent bas sur le marché des mâles, quant à celui des femelles, il n'existe pratiquement plus, tant les flux et les volumes sont faibles. Les cours sont donc extrêmement bas. Cela fait maintenant quatre ans que les éleveurs subissent cette situation, entraînant derrière elle une véritable crise des revenus en élevage allaitant. Le système naisseur du Puy-de-Dôme est réellement touché. Les producteurs et leur filière veulent comprendre les anomalies du marché, échanger sur l'avenir et appréhender au mieux ce que sont les liens commerciaux avec l'Italie. Nous attendons que l'on nous apporte des repères !

Comment se déroulera cette journée du 16 septembre ?
Nous donnerons la parole à deux intervenants : Caroline Monniot, de l'Institut de l'Elevage, s'exprimera et répondra aux questions sur les évolutions du marché européen de la viande bovine. Elle interviendra plus particulièrement sur les raisons qui influencent l'évolution du marché italien et, par ricochet, sur les perspectives pour le marché du maigre. Quant à Danièle Bonfante, Directeur commercial d'une coopérative d'engraissement en Italie du nord, il témoignera de son expérience d'acteur majeur dans la filière italienne et de sa vision du marché du broutard français demain.
J'insiste sur l'importance de cette rencontre qui va permettre aux éleveurs du Puy de Dôme d'échanger directement avec des acteurs de la filière française et italienne. Ce n'est pas tous les jours que nous pouvons réunir de tels intervenants!

 

 

« Demain, quel marché pour le broutard français » Jeudi 16 septembre à partir de 13 h 30 à Combronde, à la Maison du Peuple (près de la mairie).

 

 

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout L'Auvergne Agricole

Les plus lus

Sébastien Ramade, nouveau président de l’interprofession Saint-nectaire
« Notre force : l’union entre les différents acteurs de la filière »
Sébastien Ramade, producteur fermier de Saint-nectaire vient d'être élu président de l'Interprofession du Saint-nectaire (ISN) et…
Betteraves
Quelles cultures après la betterave ?
Les ex-betteraviers de la Limagne étudient avec leurs partenaires techniques les productions alternatives à la betterave ayant à…
Meilleurs voeux 2021

L'Auvergne Agricole et  Excepto vous présentent ses voeux.

Maître d'apprentissage et son apprentis
Phytos : ce que la séparation de la vente et du conseil a changé au 1er janvier
Les dispositions de la loi Egalim sur la séparation vente/conseil en phytos sont entrées en vigueur au 1er janvier 2021. Éléments…
Le grand Massif central défend des fermes pas des firmes
Réunis le 8 janvier à Clermont-Ferrand, les membres de la Copamac-Sidam ont réitéré leurs propositions dans le cadre des derniers…
Personnes se promenant le long de l'Allier
Voie verte, les agriculteurs seront concertés
Le future voie verte reliant Saint-Yorre à Pont-du-Château et Authezat à Brassac-les-Mines inquiètent bon nombre d'agriculteurs.
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 9.90€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site de l'Auvergne Agricole
Consultez les revues de l'Auvergne Agricole au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de l'Auvergne Agricole