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GDS
L’équilibre sanitaire de l’élevage : un gage de maîtrise des risques

Le Groupement de défense sanitaire du Puy-de-Dôme intensifie son action en faveur de la prévention des risques sanitaires et de l’amélioration de la conduite de l’élevage.

Roger Serre, président du GDS du Puy-de-Dôme  et Christophe Ayral, directeur vétérinaire

La politique sanitaire est aujourd'hui à un tournant: elle est confrontée aux exigences des consommateurs et du marché, eux-mêmes sensibilisés par une succession de crises sanitaires.

Prévenir les risques sanitaires 

Face à ce contexte, le GDS du Puy-de-Dôme intensifie son action sur la maîtrise préventive des risques sanitaires « afin d'aider les éleveurs à répondre aux enjeux de santé publique, d'économie et de commerce, et à améliorer leurs revenus » expliquait Christophe Ayral, au cours de l'assemblée générale du GDS, jeudi dernier. Le directeur vétérinaire a mis l'accent sur « la recherche de l'équilibre sanitaire » au sein de l'élevage ; un équilibre entre l'alimentation, les bâtiments, l'hygiène et la conduite du troupeau, « car derrière la maladie clinique des animaux se cache la maladie économique de l'exploitation. Une mauvaise conduite sanitaire coûte en effet très chère ; son impact est aussi important que la baisse du prix du lait ou la hausse des prix des concentrés ».
Ainsi depuis 2002, le GDS du Puy-de-Dôme développe différentes actions en faveur de l'amélioration des pratiques d'élevage afin d'intensifier la maîtrise préventive des risques sanitaires. Pour les éleveurs qui le souhaitent, le groupement de défense sanitaire propose, en lien avec le vétérinaire traitant, et l'EDE sur le volet alimentation, des visites d'exploitations afin de maîtriser les grandes pathologies d'élevage. Cet appui technique est accompagné d'aides aux analyses, aux avortements et au dépistage des parasites (BVD, paratuberculose...). En matière d'hygiène, le GDS organise des actions telles que la collecte de déchets de soins vétérinaires ou l'analyse bactériologique des eaux d'origine privée. Des formations et des journées techniques complètent ce panel d'actions.

Le cas FCO

L'apparition de la fièvre catarrhale ovine dans le département a fait l'objet d'un engagement particulier de la part du GDS. L'assemblée générale était l'occasion pour la structure de faire le point sur la vaccination et d'évoquer les perspectives avec le directeur de la DDSV, Xavier Ravaux, et son adjoint du service santé animale, David Drosne.
Pour les représentants de l'administration, c'est « mission accomplie ! » : 95 à 100 % des bovins du département sont vaccinés et 70 à 100 % des ovins. «Il n'y a plus aucune contrainte aujourd'hui sur les commandes de doses» précisait David Drosne. La date de fin de campagne de vaccination initialement prévue au 30 avril 2009 a été reportée au 31 mai 2009 avec possibilité de report au 30 juin 2009 après évaluation de la situation. Le représentant de la DDSV a toutefois rappelé le caractère obligatoire de la vaccination, « aucune dérogation ne sera possible en dehors des cas prévus par l'arrêté ministériel FCO ». En cas de non vaccination, l'éleveur s'expose à des sanctions : une contravention de 750€, une exclusion du dispositif d'aides de la DDSV, la possibilité d'une réfaction des aides agricoles et une limitation des mouvements d'animaux non vaccinés.
Entre le 1er janvier 2008 et la 11 mars 2009, 1203 foyers ont été déclarés dans le Puy de Dôme, et depuis le 12 mars, date de reprise de l'activité vectorielle, deux nouveaux foyers BTV8 ont été détectés. Sur un an, 360 000 € ont été engagés par la DDSV du Puy-de- Dôme pour la FCO.
« Quid des vaccinations après le mois de juin ? » Aucune décision n'est prise pour le moment, « des travaux sont en cours, un bilan scientifique est à venir et des décisions interviendront au niveau national » a répondu David Drosne. En attendant des orientations claires et précises pour la prochaine campagne de vaccination, les éleveurs demandent à l'administration de maintenir la subvention de vaccination.

 

L'impact en chiffres de la FCO 

A l'heure des premiers bilans sur la campagne de vaccination, Guy Cassagne, directeur de l'EDE, a présenté une étude sur l'impact de la FCO dans le Puy de-Dôme.
En élevage allaitant, les conséquences de la maladie sur les vêlages sont importantes (vaches vides, décalages de vêlages...). La perte est de 7 500 veaux, soit un recul des naissances de 10,6%. Le taux moyen des mortalités néonatales est de 8 % avec un pic en janvier de plus de 10 %.
En élevage laitier, l'évolution des naissances est identique à 2007/2008 avec + 500 naissances. Les mortalités ont légèrement augmenté. « L'impact est le plus fort sur la reproduction en élevage allaitant car l'activité vectorielle de la FCO s'est installée au moment de la gestation ».
Entre le recul des naissances, les mortalités de veaux, les entraves à la commercialisation et le coût de la vaccination, l'étude de l'EDE estime la perte à 5,8 millions d'euros en élevage allaitant, soit un quart du revenu disponible des exploitations allaitantes du département. En élevage laitier, la perte est estimée à 1,5 million d'euros, « mais ce chiffrage est incomplet car il ne met pas en évidence l'impact de la maladie sur la quantité et/ou la qualité du lait produit » indique Guy Cassagne. Enfin pour les ovins, l'impact FCO serait identique à celui de l'élevage laitier.

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