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L’embellie se poursuit

Copagno a tenu, le 12 mai dernier, son assemblée générale à Saint-Flour (Cantal). La coopérative ovine confirme une embellie en termes de production.

Les éleveurs au lycée Louis Mallet, un établissement qui possède son troupeau ovin et organise régulièrement les Ovinpiades, concours destiné à promouvoir les vocations pour la production ovine.

Plus d'adhérents, plus de brebis : l'année 2015 de la coopérative ovine Copagno a été marquée pour le Cantal par une progression du nombre d'éleveurs (25 contre 22) et d'ovins (6265 contre 5670), conséquence de nouveaux éleveurs qui s'installent et de reconversions. Paul Bony, président de Copagno, a ainsi évoqué une «note d'optimisme». Copagno, pour la dixième année consécutive s'inscrit en effet en positif malgré «une conjoncture agricole morose et une concurrence toujours plus forte en région». Un bilan «lié au travail des éleveurs, mais aussi à leurs partenaires qui accompagnent la mise en marché des animaux en essayant d'apporter la meilleure valorisation possible, que ce soit en produit standard ou en filière qualité. Malgré tout, la consommation reste en berne». Mais, estime-t-il, «cette embellie confirmée nous autorise à penser que notre production a de l'avenir pour de futurs éleveurs ou pour des exploitations en reconversion laitière ou allaitante».

Comme dans les années 70

«En France, la consommation était de 5,6 kilos par habitant dans les années 90. Elle est aujourd'hui inférieure à trois kilos, tout comme dans les années 70…» a indiqué Maurice Huet, président de l'interprofession (Interbev). Et dans ce marché, si la concurrence européenne est bien présente sur le territoire, la Nouvelle Zélande se taille la part du lion… Cependant, un créneau existe bien pour les nationaux et Copagno, ainsi que l'a exposé Hubert Charlas (Bigard) qui, sur le thème : «Où va l'agneau», a évoqué une filière qualité qui représente «la garantie des éleveurs». Qualité qui, pour Maurice Huet, «permet en outre une valorisation supérieure de nos produits». Un agneau français qui aimerait bien aussi remplir un peu plus les assiettes des cantines alors que «dans la restauration collective, 80 % de la viande ovine est importée». D'où aussi, l'idée d'organiser des opérations promotionnelles en mettant en avant l'origine France ; une démarche cependant qui ne peut qu'être ponctuelle, «en termes de prix et faute de volumes» prévient Maurice Huet.

Pour Michèle Boudoin, présidente de la Fédération nationale ovine, le prix explique cet «im-port», mais pour elle aussi «l'agneau français doit pouvoir prendre une place avec au moins, une à deux fois par an, la possibilité de le consommer dans les cantines. Mais attention : de l'agneau, pas de la brebis…» La FNO doit d'ailleurs rencontrer sur le sujet la DGCCRF fin mai. L'enjeu étant de «cibler et d'exiger une traçabilité très fiable sur l'agneau par rapport au mouton».

 

Dans la bonne direction

Le témoignage de Bernard Barthélémy, ancien de Copagno aujourd'hui à la retraite, a permis aux plus jeunes de profiter de son expérience : «Copagno va vraiment de l'avant. Depuis 2010 on assiste à une bonification avec un cours de l'agneau en hausse. Cela permet aux éleveurs ovins de retrouver le moral et à leur coopérative de prospérer». En résumé une filière ovine qui va «dans la bonne direction».

La coopérative ovine dont le siège se trouve à Saint-Beauzire (Haute Loire), regroupe des éleveurs des quatre départements auvergnats, mais aussi de la Loire, du Cher et de la Creuse. Au total, 315 éleveurs qui totalisent près de 92 000 brebis en 2015 contre un peu plus de 91 000 têtes en 2014. De même que le Cantal, la production d'ovins dans le Puy de Dôme, la Loire et la Creuse est en progression.

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