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Culture
L’eau, encore et toujours, l’enjeu de la culture

Le syndicat betteravier des Limagnes a rassemblé ses adhérents, le 7 juin dernier, pour son assemblée générale annuelle. La ressource en eau était au cœur des débats.

De gauche à droite, Pierre Pelloux, directeur du SBL, Alain Jeanroy, président du CGB,  Jean-Claude Delsuc, président du SBL et Gilles Berthonnèche, vice-président de Cristal Union ont présenté aux adhérents les résultats de la campagne 2012-2013.

L’heure était au bilan annuel le 7 juin dernier pour les planteurs de betteraves des Limagnes. A cette occasion, Alain Jeanroy, directeur général de la Confédération Générale des Planteurs de Betteraves (CGB) avait fait le déplacement jusqu’à Saint-Amant-Tallende dans le Puy-de-Dôme, lieu de l’assemblée générale. Il a tenu à rappeler l’intérêt primordial pour la profession de poursuivre ce travail de fédération des planteurs face aux enjeux à venir.

 

Une production moyenne

La zone des Limagnes compte pas moins de 425 producteurs pour 4 983 ha. Le rendement à 16 de la campagne 2012-2013 est de 83,6 tonnes/ha (86 tonnes/ha pour la moyenne nationale).

Des résultats inférieurs à la campagne précédente qui enregistrait 89,8 tonnes. Un écart qui s’explique à la fois par les conditions climatiques de l’année 2012 et par un manque de maîtrise de l’irrigation. « Nous pouvons dire qu’il s’agit d’une campagne betteravière moyenne en terme de rendement. Ce dernier a en effet été pénalisé par une fin d’été chaude et sèche durant les mois de septembre et octobre. A postériori, nous pouvons regretter l’arrêt précoce de l’irrigation et le manque d’équipement dans certaines zones de production » explique Jean-Claude Delsuc, président du syndicat betteravier des Limagnes.

La campagne 2012 a démontré, une fois encore aux planteurs, l’intérêt de l’irrigation, même si à certaines périodes elle n’est pas indispensable. Néanmoins, l’irrigation reste une technique complexe. Comme l’a démontré Pierre Houdmon de l’Institut Technique de la Betterave (ITB) du Loiret : « les expérimentations en cours doivent être poursuivies afin d’affiner les résultats. Néanmoins, nous notons d’ores et déjà des variabilités de rendement importantes suivant la date de mise en route et d’arrêt de l’irrigation. »

 

Ne pas jouer avec l’eau

L’eau est indispensable pour le rendement en sucre des betteraves. De ce rendement, dépend la filière auvergnate et le fonctionnement de la sucrerie de Bourdon, l’unique usine de sucre au sud de la Loire. Seulement, l’irrigation des cultures devient de plus en plus complexe comme l’explique Pierre Pagesse, président du MOMAGRI. « L’irrigation est une aberration aux yeux du public et des politiques. Pourtant, elle permet aux agriculteurs de produire des cultures à forte valeur ajoutée et de faire vivre toute une filière. Malheureusement, le changement climatique fait que nous aurons de moins en moins d’eau. Le stockage de cette ressource faciliterait la gestion des volumes durant les périodes de sécheresse et diminuerait les impacts sur les cultures. Seulement, nos dirigeants refusent d’en entendre parler ! » Un réel enjeu pour de nombreuses filières, notamment pour la betterave qui risque d’être confrontée à la concurrence des marchés mondiaux (à ce jour, les producteurs ignorent toujours si les règlements sucre de la PAC, encadrant la production, seront supprimés en 2017 ou 2020 ouvrant ainsi la production française…).

Réception des betteraves

 

La CGB travaille à la simplification des réceptions des betteraves dans les usines. Cette opération importante permet de déterminer le revenu betteravier. Afin d’en réduire les coûts, les interventions manuelles consistants à couper le collet sont remises en cause. La suppression du décolletage manuel et le remplacement de la tare collet actuelle par un abattement forfaitaire sont en cours d’études.

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