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Sommet de l'élevage
Le tour du monde en trois jours

La XXème édition du Sommet a drainé un nombre impressionnant de délégations étrangères. A l’export, la France a de sérieuses cartes à jouer, l’évènement en a, encore une fois, donné la preuve.

Faute de ministre, c’est le préfet de la région Auvergne, Francis Lamy, qui a inauguré la 20ème édition du Sommet de l’élevage, qui s’est ouverte mercredi dernier, à Clermont-Ferrand. Le ministre de l’Agriculture n’a officiellement pas été en mesure de se libérer. Les responsables professionnels l’ont regretté. Certains, à l’instar du président de la FNB, Pierre Chevalier, se sont déclarés déçus, sans pour autant focaliser leur attention sur cette absence. «C’est dommage que le ministre ne voit pas cette vitrine exceptionnelle, car ne l’oublions pas, le Sommet de l’élevage est une chance pour l’économie française. Tous les savoir-faire de l’élevage sont là », a insisté, Xavier Beulin, le président de la Fnsea. Il faut dire que le Sommet version 2011 n’a pas manqué de perspectives, avec des présentations animales, des concours de très hauts niveaux et surtout des délégations étrangères largement au rendez-vous(1). C’est l’ensemble de ces éléments que Roger Blanc, président du Sommet de l’élevage, a expliqué au préfet de région, Francis Lamy, au cours de la visite officielle. Une visite, qui a démarré dans le Hall 1, pour rejoindre assez rapidement, le Hall des bovins viande. Au programme, discussion avec des éleveurs de la race Limousine, qui disputait son concours national cette année au Sommet. Xavier Longy, éleveur en Corrèze, a expliqué en quoi la tenue du concours au sommet était un plus: «Les visiteurs sont plus nombreux que lors d’un concours traditionnel, ce qui nous permet de récolter davantage de contacts».

En ce vingtième anniversaire du Sommet, cet éleveur ne croyait pas si bien dire, tant les échanges de contacts ont été denses. Tunisie, Algérie, Maroc, Egypte, Libye, Kazakhstan, Chine, Mexique… plus de 3.000 visiteurs étrangers ont participé au premier rendez-vous européen des races à viande, à l’affût de génétique, de bêtes et de savoir-faire.

Des perspectives

Si l’élevage français connaît encore des difficultés, l’horizon semble se dégager. «Nous sommes dans un état d’esprit d’optimisme raisonné», a précisé Pierre Chevalier. En témoigne, l’augmentation de 25% des exportations de viande bovine française sur les pays du Magreb depuis le début de l’année. Au Liban, la France commence à faire son trou. Elle a exporté 40.000 têtes cette année, sur un potentiel de 140 à 150.000 têtes.

La demande explose un peu partout dans le monde. Et l’Amérique du Sud n’est finalement pas au rendez-vous, beaucoup de terres ayant été là-bas retournées au profit des productions végétales. «La combinaison d’une offre plus limitée du troupeau laitier, la stabilisation de la consommation de viande en Europe et l’augmentation de la demande en animaux finis et en viande ouvrent incontestablement des portes pour l’élevage français à l’export», estime Yves Trégaro de FranceAgriMer.

Diversifier les marchés

Alors il faut s’organiser pour ne pas passer à côté de ce qui semble dépasser la simple opportunité. Dominique Langlois, président d’Interbev milite pour que le dossier export dispose d’une stratégie : «La demande mondiale explose, nous avons donc tout intérêt à être présents auprès des pays demandeurs. La qualité et la sécurité sanitaire de nos produits sont des atouts à mettre en avant. D’où la nécessité de se mettre en ordre de marche à travers le GIE Export».

Pas question pour lui, de faire marche arrière sur le GIE Export, quand bien même deux familles s’y opposent. « Les portes restent ouvertes». Pour Bernard Oudin, du cabinet Bléza, la ferme France est connectée à deux marchés : le marché domestique et le marché italien, «deux marchés qui toussent un peu actuellement». D’où la nécessité de se réadapter, «en développant plus fortement la culture de la diversification des marchés et en faisant évoluer les stratégies de production et de filières».

 

(1) Plus de 3.000 étrangers ont participé à l’édition 2011 du Sommet.

Sommets d’Or : le club des dix

La remise des prix des Sommets d’Or s’est déroulée, mercredi soir, dans le cadre du Sommet de l’élevage. L’occasion de mettre en avant les innovations de dix entreprises : DCMA SA (Robogreen – Porte outils radiocommandé à distance sur chenilles), JF Stoll Lemken (remorque mélangeuse distributrice et pailleuse), Buchet Eurl (pesage et volet de bordure automatique sur épandeur), Dangreville Sa (SVT épandeur à table d’épandage), Delaval SNC (chauffe eau professionnel double réservoir), France Bovins Croissance (plateau Bovins Croissance), Naudot SAS Mazeron (filobovin 30), Lely France SAS (pompe à lait Lely), Lycée agro-environnemental Saint-Joseph (Agricode), GNIS Prairies (Herbe Book).

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