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Interview
"Le renouvellement des générations est l'affaire de tous"

Emmanuel Marcel, directeur de la section Covido-Bovicoop interviendra le 16 novembre prochain à Saint-Gervais- d’Auvergne, à l'occasion d'une journée sur la transmission organisée par la Chambre d’agriculture.

Le mois de la transmission est lancé dans le Puy-de-Dôme où, du 16 novembre au 16 décembre, plusieurs rendez-vous sont programmés.

Le 16 novembre prochain aura lieu à Saint-Gervais-d’Auvergne, à partir de 9h30, une demi-journée d'information pour les agriculteurs de plus de 55 ans et les jeunes porteurs de projets. Durant cette rencontre organisée par la Chambre d'agriculture du Puy-de-Dôme, Emmanuel Marcel, directeur de la section Covido-Bovicoop interviendra pour évoquer l'avenir de la filière bovine allaitante. 


La section Covido-Bovicoop compte environ 800 adhérents. Quelle est la moyenne d'âge ?
Je ne saurais le dire précisément. Nos adhérents suivent cependant les statistiques nationales : une bonne moitié d'entre eux a plus de 50 ans. Participer à des journées comme celle-ci, orientée vers la transmission des exploitations et l'installation des jeunes, est primordial pour la coopérative et la filière bovin viande. Sans élevage, il n'y aurait pas de coopérative et pas de filière ! Tous les maillons, de l'amont à l'aval, sont liés. Le renouvellement des générations est un enjeu fort pour maintenir l'activité de chacun ainsi que la vie sur nos territoires. Sans quoi, d'ici quelques années, nous ne serons plus en mesure de répondre à la demande nationale. Si nous ne parvenons pas à produire suffisamment en France, l'importation sera inévitable et je pense que la société n'est pas prête à consommer de la viande provenant de l'autre bout du monde.


Pourtant cette même société ne cesse de pointer la viande du doigt et d'inciter à réduire sa consommation. Cette tendance peut-elle avoir un impact sur l'avenir de la filière ?
Nous vivons quotidiennement avec ce fond sonore disant qu'il faut réduire sa consommation de viande... Cela a surtout un impact sur les jeunes candidats à l'installation. Ils sont souvent démoralisés face à ce discours et cela ne les encourage pas à entamer un projet de production allaitante. Face à ce phénomène, nous devons nous tous, acteurs de la filière, promouvoir notre modèle de production auprès du grand public et de nos jeunes. Nous devons leur rappeler que nos animaux pâturent dans des prairies qui puisent le carbone et non dans des feedlots dépourvus d'herbe.


Que fait la coopérative pour favoriser la reprise des exploitations, l'installation des jeunes et maintenir la production ?
La coopérative investit dans les outils avals de la filière tels que les abattoirs. Nous accompagnons les éleveurs sur le plan technique pour optimiser leurs charges de production. Nous soutenons financièrement leurs travaux bâtiments ou encore l'achat de génétique. Cependant, cela ne suffit plus. Les jeunes attendent davantage de garanties, notamment à travers la contractualisation et un prix couvrant à la fois leurs charges de production et leur rémunération. Ce prix, déconnecté quelque peu des marchés, inverse également les relations puisque la prise de risque repose principalement sur la coopérative. En contrepartie, cette contractualisation sera réalisable uniquement sur les animaux conformes aux attentes des clients. Nous ne pourrons pas contractualiser tout le monde dans un premier temps mais peut-être à l'avenir cela sera-t-il possible. Nous croyons beaucoup en la segmentation des marchés où nous avons davantage de moyens de négociations. La production bovine allaitante n'a pas dit son dernier mot. Il y a encore beaucoup de choses à bâtir, à faire évoluer, progresser mais cela sera uniquement réalisable si la production se maintient et les jeunes s'installent.

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