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Le plan Loup 2018-2023 officiellement publié par le ministère le 19 février

Le gouvernement a adopté le nouveau « plan loup» 2018-2023. Si 40 canidés pourront être abattus d'ici fin 2018, l'exécutif veut augmenter la population à 500 spécimens en 2023.

A près un an et demi de travail, le nouveau « plan loup » a été adopté par le gouvernement. Le texte prévoit notamment l'autorisation d'abattre 40 loups maximum sur la période du 1er janvier au 31 décembre 2018. Mais il entend également pérenniser la présence du loup en France et prévoit une population de 500 individus dans le pays d'ici 2023 contre environ 360 actuellement. Le plafond d'abattage de 40 spécimens - calé sur l'année civile et non plus de juillet à juin - pourra être « actualisé une fois connus les chiffres de la population au printemps, pour être porté à 10% de l'effectif moyen de la population à partir de 2019 », précise ce texte. « Dans l'hypothèse où ce plafond serait atteint avant la fin de l'année civile, le préfet coordonnateur aura la possibilité d'activer l'autorisation de tirs de défense additionnels dans la limite de 2 % supplémentaire» ajoute le Plan. En cas de situation exceptionnelle « le préfet coordonnateur pourra autoriser les tirs de défense simple au-delà de ce plafond pour que les éleveurs puissent se défendre toute l'année ».

Le plan prévoit par ailleurs de conditionner les indemnisations des éleveurs victimes des prédations du loup, à la mise en place préalable de mesures de protection : bergers pour le gardiennage, chiens, parcs électriques.

 

Les éleveurs réclament un « droit légitime à défendre leur troupeau »

 

Pour Claude Font, secrétaire général adjoint de la FNO, « force est de constater qu’il n’y a pas d’évolution notable par rapport à la dernière version » qui avait causé tant de remous dans la profession agricole. « L’objectif de 500 loups restent le même. Il n’y a pas de traitement différencié entre les territoires, etc. Nous sommes déçus et il reste encore beaucoup de zones d’ombre ».

« Notre inquiétude, c'est qu'il faudra l'accord du préfet coordonnateur pour dépasser la limite des 40 loups autorisée quand il y a une attaque », a réagi la présidente de la FNSEA, Christiane Lambert.

Pour l’association des maires de la Drôme « tout cela démontre bien le mépris avec lequel les instances nationales et parisiennes font fi de l’avenir de nos territoires qu’ils considèrent comme des terrains de jeux sans avenir économique (…) Dans quelques années, on ira voir les agneaux dans les écomusées et les éleveurs au musée Grévin. »

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