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Faire du lait
Le plan de sélection : un outil au service des élevages

La sélection est un gage de qualité et de régularité de la production. Le Contrôle laitier accompagne les producteurs dans cette démarche via l’établissement du plan d’accouplement.

 

Plan de sélection et planning d'accouplement font partie des services proposés par le Contrôle Laitier à ses adhérents. Noël Bayle, producteur sur la commune de Novacelles, fait de la sélection depuis près de trente ans. « J'ai quatre générations de génétique derrière mon troupeau; je connais tous les taureaux et leurs descendances! » Son intérêt pour la sélection a commencé au moment où il a décidé de spécialiser son cheptel en race montbéliarde. « J'ai alors investi dans un noyau génétique de qualité et opté pour l'élaboration d'un plan de monte, en lien avec le Contrôle laitier, permettant de faire évoluer progressivement la génétique de mon troupeau. Mes objectifs étaient bien sûr, de produire du lait et d'atteindre de bons niveaux en TP, TB, mais surtout d'agir sur les aspects morphologiques des animaux. Logées en étable entravée, il me fallait des vaches avec du muscle, solides en pattes et fonctionnelles ».

Noël a atteint ses objectifs : Sa production laitière est régulière à 6000 kg/vache, les taux protéique et butyreux sont bons, les vaches sont solides et elles ont un bon niveau de fécondité. «L'intérêt économique se retrouve également, car si les animaux sont costauds, la longévité est alors plus longue et les lactations plus nombreuses (6 ou 7 au lieu de 4) confie l'éleveur. Par ailleurs, les réformes sont valorisées par plus de kilos de viande ».

Le plan d'accouplement : outil essentiel

Pour Arnaud Tixier, technicien -conseil du Contrôle laitier, le plan d'accouplement est un outil essentiel de la conduite d'élevage lorsqu'il tient compte des objectifs de l'éleveur et du pédigree de l'animal. « Le but n'est pas de mettre le même taureau pour toutes les vaches mais de trouver celui qui correspond à chaque vache et aux objectifs que s'est fixé l'éleveur» explique Arnaud Tixier. Cela suppose de bien connaître les attentes du producteur et surtout d'avoir un oeil critique sur le troupeau. Arnaud met donc un point d'honneur à établir le planning d'accouplement « derrière le cul des vaches ». « Il faut les voir, les toucher, discuter avec l'éleveur, échanger avec le trayeur pour arriver véritablement à faire correspondre le bon taureau à la bonne vache ».

Arnaud utilise une grille de critères permettant d'identifier les caractéristiques clefs de l'animal: le corps, les mamelles, les aplombs, la production, les fonctionnels (cellules, fertilité, aptitude au vêlage, naissance, tempérament, vitesse de traite etc...). Le technicien travaille également sur la base des résultats du Contrôle Laitier de l'exploitation et du département. Il s'appuie ainsi sur les informations propres à chaque individu: pédigree, date de naissance, nom de la mère, index lait (sur ascendance pour les génisses), quotas, fertilité etc... « L'important dans la sélection est de définir des priorités dans les accouplements tout en gardant à l'esprit l'objectif

d'avoir une vache complète et un troupeau homogène » ajoute Arnaud.

 

« La sélection est un investissement dans l'avenir »

 

Eric et Murielle Garde sont également  producteurs de lait et voisins de Noël Bayle. Ils élèvent 50 montbéliardes (273 000 litres), un troupeau de Salers, des génisses de boucherie et des veaux gras sur 110 ha. Arnaud Tixier les accompagne dans leur travail de sélection. Il établit avec eux, en fonction de leurs objectifs et selon les critères de chacune des vaches, le plan d'accouplement indispensable à l'amélioration génétique du troupeau. Pour Murielle et Eric, l'intérêt de la sélection se vérifie « sur la base de différents critères : l'augmentation  de la production, la qualité du lait, la bonne vitesse de traite, l'amélioration mamelle, la bonne fertilité... C'est du cas par cas, selon les aptitudes de la vache et l'objectif que nous voulons atteindre. Le but étant, globalement, d'améliorer chaque génération  et d'avoir un troupeau homogène qui garantisse une production régulière ». L'élevage est aujourd'hui à 7000 kg/v. Un bon résultat obtenu notamment  grâce au travail de sélection de plusieurs années. « Dans le contexte où on nous demande de produire plus, la génétique tient une place importante dans l'optimisation de la conduite d'élevage. Il faut être volontaire pour le faire. Cela prend du temps, mais ce n'est pas du temps perdu ! C'est un investissement dans l'avenir, notamment quand on vend des animaux à la reproduction» explique Murielle. La jeune femme reconnaît d'ailleurs que c'est « très motivant » quand un animal de l'exploitation se retrouve sur un catalogue de reproducteurs.

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