Aller au contenu principal

Prix
Le ministre de l’Agriculture rencontre les exportateurs

Julien Denormandie : «On ne peut pas laisser nos éleveurs, avec des prix du broutard qui ont perdu 20% de leur valeur en un an».

A l’occasion de sa visite dans le Puy-de-Dôme, le ministre a rencontre à huis clos les exportateurs.
Lors d’une réunion de travail en matinée avec les acteurs majeurs de l’export de broutards et les représentants des éleveurs, Fédération nationale bovine en tête, puis l’après-midi sur l’exploitation de David Chaize, éleveur de charolaises sur la commune de Bort-l’Étang, le ministre a ainsi pu mesurer le fossé qui se creuse chaque jour davantage entre l’amont et l’aval de la filière.
Au cœur de la problématique : une baisse du prix des broutards achetés en ferme, jugée incompréhensible par les éleveurs, alors que le marché italien de plus en plus dépendant de la France est demandeur, et que l’offre s’est retractée par rapport à 2019.
Interrogé par la presse sur l’issue de cette rencontre, Julien Denormandie a détaillé sa position : «Il y a un problème de prix, mais beaucoup de solutions sont dans nos mains. Quand les volumes se tiennent, normalement les prix se tiennent aussi, ou doivent augmenter, mais là c’est l’inverse. Il y a des choses qui ne sont pas suffisamment bien faites. Il fallait se dire les choses franchement, en face, entre tous les représentants et surtout se mettre d’accord sur une volonté partagée et commune pour faire en sorte qu’à la fin des fins, le prix payé dans nos cours de ferme soit plus élevé». Si le ministre a écarté l’idée de jouer les médiateurs, il a indiqué «la nécessité de se fixer une feuille de route sur l’organisation, la création de valeur, l’ouverture de nouveaux marchés… On s’est donné rendez-vous dans trois semaines pour voir toutes les avancées et justement s’assurer que tout ça va dans le bon sens. On ne peut pas laisser nos éleveurs, avec des prix du broutard qui ont perdu 20 % de leur valeur en un an ».

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout L'Auvergne Agricole

Les plus lus

Mathieu Peyrat a repris l'exploitation de François Dauphin à Job.
" J'ai eu la chance d'avoir le repreneur sous la main"
Plusieurs journées autour de la cessation et reprise d'exploitation sont organisées dans le Puy-de-Dôme. L'occasion de rencontrer…
Ovins dans une étable
La filière ovine puydômoise à la recherche de repreneurs
Le renouvellement des générations est également un enjeu pour les filières puisqu'il assure le maintien du maillage des activités…
Emmanuel Bernard, Bruno Dufayet et Jonathan Janichon face aux représentants des éleveurs de la région Auvergne Rhône Alpes mardi 16 février à Aubière.
Les éleveurs allaitants mettent la pression sur le gouvernement
 Prix en berne, échec du plan-filière, négociations difficiles de la Pac, indifférence et passivité gouvernementale... Les…
Michèle Boudoin, présidente de la FNO.
" L’aide couplée ovine est une priorité vitale ! "
Dans le cadre de la réforme de la Pac post-2023, les producteurs ovins revendiquent le maintien de l’aide couplée ovine. Leurs…
Le 17 février, une trentaine d'agriculteurs a répondu présent à l'invitation de la Chambre d'agriculture autour d'une réunion d'information sur la mise en place d’une filière légumes dans le Puy-de-Dôme.
Légumes de plein champ : les prémices de la filière
Le 17 février dernier, la première réunion d'information autour de la production de légumes de plein champ marque le début des…
Vache + saint nectaire
Le Saint-nectaire se met au Bio
La production de lait Bio en AOP Saint-nectaire est encore marginale avec seulement une dizaine de producteurs, mais cela…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 9.90€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site de l'Auvergne Agricole
Consultez les revues de l'Auvergne Agricole au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de l'Auvergne Agricole