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Congrès fnpl
Le Massif central actif sur de nombreux sujets

Les producteurs de lait, réunis en congrès à Verdun, sont sur tous les fronts.

L’organisation de la filière, la coopération, l’interprofession, la stratégie de différenciation... de nombreux sujets abordés par la délégation du Massif central au congrès de la FNPL

Après Aurillac l’an dernier, la fédération nationale des producteurs de lait a choisi la ville de Verdun, pour organiser son congrès. Venus des quatre coins de l’hexagone, des éleveurs ont fait entendre leur voix la semaine dernière, notamment durant le temps imparti aux interventions des régions. Pascal Servier, producteur de lait dans le Puy-de-Dôme s’est ainsi exprimé au nom de la région Massif central. En matière de coopération, il a insisté sur la nécessité de «revoir les statuts coopératifs pour donner plus de place à l’expression des coopérateurs. Les seuls administrateurs ne doivent plus avoir la double responsabilité de faire tourner l’outil industriel et de représenter chaque coopérateur». Dans le Massif central, le principe de prix différenciés est vécu comme une chance pour les producteurs de lait : «Nous partageons donc toujours la position de Lille, à savoir un système de prix différenciés transparent et étanche».

 

Se démarquer : une nécessité

Outre ces sujets largement abordés au cours du congrès, le Massif central a souhaité revenir sur d’autres thématiques importantes pour les producteurs de la région, parmi lesquelles les stratégies de différenciation et la PAC. «Ne confondons pas prix différenciés et stratégie de différenciation. Dans le Massif central, les producteurs sont les premiers acteurs des stratégies de différenciation complémentaires qui se mettent en place : les AOP, le lait de Montagne, avec une démarche innovante de marketing portée par les producteurs, les produits des grandes marques qui utilisent les savoir-faire de notre région. Malheureusement, les producteurs ne partagent quasiment jamais les plus-values de ces produits. Enfin, la valorisation des laits d’excédents, car il y aura toujours une part de lait à valoriser en poudre et en beurre». Cette valorisation passe, selon la section régionale laitière «par l’investissement rapide dans du matériel industriel de séchage au Sud de la Loire». Sur la PAC, le Massif central souhaite continuer le lobbying, tant à Bruxelles qu’à Paris, «pour avoir des outils cohérents et adaptables de soutien des marchés en cas de crise. A côté du DPU, des aides couplées doivent subsister. Nous demandons à la FNPL de se battre pour obtenir une aide laitière en zone de montagne sur l’ensemble des litrages. Nous plaidons également pour une revalorisation des ICHN».

Par ailleurs, le Massif central souhaite que la FNPL développe «une vraie stratégie d’export permettant à terme, d’assainir le marché national et d’avoir une meilleure valorisation de notre lait».

 

Reconnaître les OP : c’est urgent !

Si lors de la clôture du congrès, le ministre de l’Agriculture s’est dit engagé aux côtés de la filière laitière, en revanche, il n’a rien annoncé de concret, si ce n’est la sortie du décret sur les organisations de producteurs en avril. Une parution que les producteurs attendent depuis… un an. Alors que le bras de fer avec Lactalis continue, l’entreprise refusant de reconnaître les organisations de producteurs (OP) comme structure habilitée à la négociation collective, «il est urgent que ce décret paraisse». A la mi-mars, le groupe Lactalis refusait encore clairement la négociation et reste campé sur ses contrats, qui pourtant comportent des éléments non-conformes par le médiateur. L’entreprise met la pression auprès de ses producteurs, les intimant à renvoyer leur contrat signé avant le 31 mars, sous peine d’être touchés par des pénalités. Les groupements se sont lancés dans une opération de pétitions. Ces documents ont été apportés au siège de l’entreprise, lundi dernier. Ces groupements sont soutenus par le réseau FNSEA-JA-FNPL qui s’est mobilisé à Paris ce lundi. Au niveau du Massif central, des producteurs se sont rendus sur le site de Lactalis à Riom-es-Montagne.

La balle est désormais dans le camp de Lactalis.

 

Lactalis renonce à l'échéance du 31 mars et reconnaît les OP

« L'échéance du 31 mars tombe », a annoncé Franck Guehennec, coordinateur des groupements de producteurs livrant à Lactalis, à la sortie de la réunion entre le transformateur, dix représentants de groupements de producteurs et le médiateur des contrats, qui s'est tenue lundi 19 mars à la préfecture de Laval. Deux heures et trente minutes auront permis aux parties de s'entendre également sur la reconnaissance des groupements de producteurs par Lactalis : « cette reconnaissance des OP était un challenge. C'est une victoire pour nous », a commenté Franck Guehennec devant une cinquantaine de représentants de groupements de producteurs présents devant la préfecture. Quatre nouvelles réunions de négociation ont par ailleurs été programmées : les deux premières (les 23 et 27 mars) porteront sur la convention - cadre, en vue de déterminer le pouvoir de négociation à donner aux groupements de producteurs ; les deux rendez-vous suivants (les 10 et 16 avril) concerneront les contrats des producteurs, revus à partir des points soulevés par le médiateur. Lactalis était représenté par Claude Trevillot, directeur des approvisionnements lait et Patrice Guillou, directeur adjoint de l'approvisionnement.

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