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Récolte
Le maïs semence atteint 95% de ses objectifs

Les travaux se terminent en maïs semence dont les résultats ont agréablement surpris les producteurs qui craignaient une baisse de la fécondation en raison des conditions climatiques de l'été.

La récolte du maïs semence.

Les récoltes de maïs semence viennent de se terminer. La campagne aura duré près de deux mois avec, dans l'ensemble, de bonnes conditions même si les producteurs ont dû jouer entre la portance des sols et une humidité optimale des grains. Le rendement moyen à l'hectare n'est pas encore connu mais il est d'ores et déjà certain qu'il atteint "95% des objectifs" souligne Régis Rougier, président du syndicat des producteurs de maïs semence.

2018 reste l’année de référence en maïs semence

Les premières récoltes de maïs semence ont débuté le 4 septembre dernier pour se terminer ce 5 novembre. Les résultats sont "satisfaisants" d'après Régis Rougier qui rajoute : "nous avons été agréablement surpris". En effet, si les maïs donnaient à rêver sur le bord de la route, les conditions climatiques de l'été n'étaient pas faites pour offrir une année de référence. " Le manque d'ensoleillement et l'humidité importante auraient pu défavoriser la fécondation. Elle a d'ailleurs été tardive puisque fin août, on ne voyait toujours rien." D'où l’étonnement des producteurs d'atteindre cette campagne "95% de l'objectif de rendement". L'année de référence reste 2018 où 100% de l'objectif avait été atteint. En revanche, 2021 peut se gargariser d'être "la plus faible campagne d'usage de l'irrigation (...) les enrouleurs ont seulement tourné une grosse quinzaine de jours entre fin août et début septembre".
Quant aux conditions de récoltes, Régis Rougier les qualifie de "pas mauvaises" à l'exception de début septembre où "les pluies ont entretenu des situations impraticables dans certains champs ". La lenteur d'avancement de la maturité a permis d'étaler les travaux et donc d'optimiser l'organisation des chantiers.

Pénurie à tous les étages

Les producteurs de maïs semence n'ont pas été épargnés par les épreuves dont certaines sont inédites. "Il a manqué de chauffeurs pour le transport des bennes. C'est la première fois qu'une telle chose arrive. Un jour, une quarantaine de bennes sont restées plus de 24 heures dans les champs."
Le contexte européen de manque de chauffeurs routiers a rattrapé la plaine de Limagne. Cet allongement de traitement des cargaisons aurait pu occasionner de lourdes pertes.
"Les bennes doivent être ventilées dès que possible pour éviter tout échauffement. Si le grain chauffe, sa qualité germinative, entre autres, est lourdement impactée. "
De plus, la production n'a pas été épargnée cette année encore par les intempéries puisque 160 ha de maïs semence ont été broyés et plus de 1 000 ha sinistrés.
"Il se murmure pour l'instant que les objectifs de production se maintiendraient à 6 300 ha" confie le président syndical. Les stocks de maïs sont en baisse dans les usines. Là où la maïserie avait "40 à 50% de stock à la même période il y a trois ans", elle n'aurait à ce jour qu'environ 25 à 30% de stock. Un niveau "dangereux" selon Régis Rougier d'où les besoins de surfaces. Seulement, ces ambitions pourraient être contrecarrées à la fois par les intempéries chaque année plus fréquentes mais surtout par le contexte de pénurie.
"Le prix des engrais a flambé. Même si les prix augmentent, ils couvriront difficilement l'augmentation fulgurante des charges. La principale inquiétude demeure néanmoins la pénurie."

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