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Pénurie
Le Domaine de Limagne fournira ses clients

Cette année, une pénurie de foie gras est annoncée suite à l’épidémie de grippe aviaire qui sévit sur le territoire. Certains producteurs réussissent à maintenir leur rendement tant bien que mal. Zoom sur le Domaine de Limagne.

Le Domaine de Limagne parvient tant bien que mal à assurer la production de ses volumes.

Fondé en 1992 par la coopérative Limagrain, le Domaine de Limagne et ses ateliers de gavage sont rachetés en 2000 par son gérant actuel : Jean-François Panem. Si des dizaines de producteurs de foie gras en France ont dû mettre leur activité sur pause (voire la clef sous la porte), le Domaine, lui, parvient tant bien que mal à assurer la production de ses volumes habituels.

Deux stratégies

Géré en intégration, le Domaine de Limagne se fournit en canetons auprès d’un couvoir vendéen du groupe Orvia. L’hiver dernier, contaminé par la grippe aviaire, le couvoir est contraint d’abattre 90% de ses reproducteurs. « À la fin du printemps 2022, le nombre de canetons nés n’atteignait que 10 % des effectifs habituels » se rappelle Jean-François Panem. Par chance, si des ateliers ont dû fermer leurs portes en France, ceux du Domaine de Limagne ne sont pas touchés par la pandémie. Hors des zones réglementées, ils peuvent donc poursuivre leur activité d'élevage. Deux stratégies sont alors mises en place pour maintenir le rendement habituel (qui nécessite l'abattage de 150 000 canards par an) :
- Les femelles, jusque-là utilisées uniquement pour la reproduction, sont élevées et gavées au même titre que les mâles ;
- Le gérant s’approvisionne auprès d’un second couvoir du groupe Orvia localisé en Hongrie.
« Grâce à ces stratégies, on réussit à produire les mêmes volumes que les années précédentes », affirme Jean-François Panem qui souhaite rassurer ses clients habituels. Si on peut prévoir une pénurie de foie gras au niveau national à la fin de l’année, la région AuRA devrait être moins touchée, notamment grâce au Domaine de Limagne qui « fournit plus de 50% de la région » au moment de Noël.

Imprévisibilité et hausse des prix

« La situation est compliquée à gérer et reste imprévisible » confie Jean-François Panem. Rien ne garantit que ses ateliers de production ne soient pas touchés par la grippe dans les mois à venir. « Se retrouver en zone réglementée, ça signifie un abattage complet de l’élevage et une fermeture des ateliers pendant une durée de 5 mois », le risque de fermeture définitive est alors très élevé. En parallèle, la guerre en Ukraine a provoqué une hausse de 30 % du prix des denrées alimentaires à destination des élevages, ainsi qu’une hausse du coût des transports. À l’image des autres produits alimentaires, le prix du foie gras subira donc une augmentation. Toutefois, l’écart de prix habituellement appliqué au foie gras en période de fêtes restera proportionnellement le même que celui des années précédentes (environ +25%).

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