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Sécheresse 2011
Le dispositif calamité, un outil imparfait

L’Udsea et la Fdpl ont rencontré la DDT pour évoquer la situation des éleveurs qui n’ont pas accès aux aides sécheresse dans les secteurs pourtant classés en zone calamité.

De gauche à droite sur la photo : Bruno Chaput, Secrétaire général UDSEA, Vincent Anglaret, administrateur FDPL, Pascal Servier, Président FDPL, Christian Agay, administrateur FDPL, Claude Raynaud, Président UDSEA et Alain Tridon, Directeur de la DDT.

Plusieurs éleveurs du département - en particulier des producteurs laitiers-, manifestent leur incompréhension. Alors qu’ils sont au cœur des communes reconnues par le premier classement calamité sécheresse, ils ne sont pas bénéficiaires des aides.

Compte-rendu de la rencontre au Sommet le 7 octobre.

 

Un classement provisoire

En année «normale», le dispositif calamité sécheresse s’appuie sur une observation de l’ensemble du cycle fourrager. En 2011, les échanges entre la profession agricole et l’administration ont permis d’obtenir une reconnaissance provisoire sur environ 2/3 du Puy-de-Dôme, basée sur les pertes de fourrages récoltés ou pâturés au printemps. Aussi ont été prises en compte les pertes supérieures à la moitié de 70 % des récoltes de l’année, soit 35%. En vue du classement définitif, Bruno Chaput, Secrétaire général de l’Udsea, rappelle que «le réseau Udsea, avec l’appui des Organisations professionnelles agricoles, fait remonter toute donnée qui permettra d’affiner la synthèse départementale ».

 

Mathématiquement exclus

Christian Agay, administrateur Fdpl, est remonté : «des éleveurs de différents secteurs n’ont pas perçu d’aide alors qu’ils sont en zone classée ».

Alain Tridon, Directeur de la Direction Départementale des Territoires, répond que « l’outil « fonds calamité » - instauré en 1964 – a été prévu pour réagir vite face aux urgences. En effet, seuls trois critères sont observés : être dans la zone reconnue, avoir au moins 30% de pertes fourragères sur l’ensemble du cycle et une perte d’au moins 13% du produit brut d’exploitation. Ce dernier calcul prend en compte des données nationales et départementales et notamment inclut les aides du 1er pilier de la PAC dans le produit brut » explique Alain Tridon.

Christian Agay rapporte une réalité perçue différemment : «Nous sommes pourtant face à de réelles difficultés économiques pour l’achat de fourrages notamment ».

Bruno Chaput dénonce que « les éleveurs qui ont fait le choix de la dynamique de production se re­trouvent pénalisés ».

« Un choix nécessaire pour l’avenir de ces exploitations» ajoute Pascal Servier, Président de la Fdpl. Le simple calcul du taux de pertes de produit, ne prenant pas en compte les charges financières liées aux investissements, exclut de fait les éleveurs qui de surcroît ont travaillé sur leur productivité. Claude Raynaud, Président de l’Udsea précise que ce dispositif est malgré tout la dernière bouée de sauvetage avant de recourir aux assurances. Pour conclure, face aux limites du système, Christian Agay regrette que « les aides insuffisantes voire dérisoires des collectivités régionales et départementales montrent qu’elles se soucient peu de l’avenir des exploitations des zones de Montagne». Les agriculteurs attendent encore les notifications de dégrèvement de la Taxe foncière sur le non-bâti (TFNB) pour les aider à passer le cap.

 

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