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Interview
Le 16 mai à Nébouzat, réunion sur le projet UNESCO

Michel Tournadre, délégué UDSEA du canton de Rochefort-Montagne.

A lors que l’engouement des collectivités pour la candidature de la Chaîne des puys - Faille de la Limagne à l’UNESCO n’est plus à démontrer, les agriculteurs s’interrogent sur l’impact de cette inscription sur leur activité.

 

C’est pourquoi, les responsables locaux de l’UDSEA organisent une rencontre avec Jean-Yves Gouttebel, Président du Conseil général sur le sujet. Elle aura lieu le jeudi 16 mai à 10 h à la salle de la mairie de Nébouzat.

 

 

Que craignez-vous de l’inscription de la Chaîne des puys - Faille de la Limagne au patrimoine de l’UNESCO ?

M.T. : Nous ne craignons rien de l’inscription en elle-même. Il est probable qu’un tel projet puisse représenter une valorisation intéressante de notre territoire et en cela nous y sommes favorables. Néanmoins, nous sommes méfiants quant aux contraintes qui pourraient découler de la gestion d’un tel site d’autant que les terrains concernés sont majoritairement privés.

 

Expliquez-nous, concrètement comment cela pourrait se traduire ?

M.T. : L’activité agricole par essence agit sur le territoire, ses paysages, son aménagement… Toute mesure qui viserait ces composantes de notre environnement, est à même d’impacter notre activité. Ainsi, sur le site inscrit des Châteaux de la Loire, les agriculteurs se sont vus contraints d’aménager des accès à l’eau pour leur cheptel, à fleurir les bandes enherbées, etc. Nous craignons une réglementation spécifique sur le bâti agricole (localisation, matériaux…). En effet, même si de telles mesures n’étaient prises que pour mieux mettre en valeur le patrimoine que représente la Chaîne des puys, elles représentent des contraintes pour notre activité. Les coûts importants qui en découlent sont de nature à remettre en question la pérennité des exploitations.

 

Qu’attendez-vous de cette rencontre ?

M.T. : Nous attendons avant tout des explications sur le projet, sur le plan de gestion envisagé, sur les programmes d’action prévus. Nous souhaitons savoir comment le site sera géré et savoir si nous, acteurs du territoire, aurons une place pour être entendus. Il est entendu qu’aucune contrainte ne saurait être envisagée sans compensation.

Par cette rencontre, nous voulons donner l’opportunité à tous les agriculteurs concernés de s’exprimer et de soumettre leurs interrogations aux élus du Conseil général.

 

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