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Élevage
L'Aubrac, "une vache viable et vivable"

Le syndicat de race Aubrac du Puy-de-Dôme se réunit ce vendredi pour son assemblée générale où il sera question de la valorisation des animaux à travers la visite du Gaec des Volcans à Aurières.  

Au Gaec des Volcans à Aurières, Yoan Bony commercialise sa production en vente directe.

Tandis que l'ensemble du cheptel bovin puydômois voit son nombre de têtes diminuer, les vaches Aubrac se font plus nombreuses. Depuis quelques années maintenant, la race emblématique de l'Aveyron s'installe durablement dans le Puy-de-Dôme et compte aujourd'hui plus de 8 700 vaches. Le syndicat départemental de la race Aubrac rassemble 35 éleveurs passionnés en progression technique constante. "L'Aubrac est une vache viable et vivable adaptée à tous les système" assure Benoît Boyer, l'animateur du syndicat.

Visite au Gaec des Volcans

Au Gaec des Volcans à Aurières, Agnès et Yoan Bony, ne vont pas dire le contraire. Ils ont adopté la race en 2016 après avoir cessé la production laitière, pour sa rusticité et sa facilité de vêlage. Il y a six ans, la vache était également réputée pour son prix de vente grâce à sa carcasse "plus fine" correspondant davantage aux demandes du marché. "Elle était à peine à 4€ alors que les autres affichaient un prix bien inférieur" souligne Yoan. Cette même caractéristique a encouragé les éleveurs à s'orienter vers la vente directe. L'effet Covid et l'augmentation de la demande en produits locaux ont boosté les ventes. "On valorise environ 20 gros bovins par an ainsi que des jeunes bovins en caissettes diverses, steaks hachés et conserves." Les animaux sont abattus et découpés à l'abattoir de Brioude. Hormis deux marchés par semaine, l'ensemble des commandes est vendu à la ferme le premier week-end de chaque mois.
Cette valorisation permet à Agnès et Yoan d'avoir un salaire qui reste malgré tout bien maigre au regard du nombre d'heures travaillées. Yoan a cependant trouvé autre chose qui n'a pas de prix: le relationnel avec le client. " Le fait qu'ils viennent à la ferme permet d'engager le dialogue avec eux, de leur expliquer notre métier et notre façon de travailler. C'est enrichissant pour tout le monde."
Le contexte actuel d'inflation oblige Agnès et Yoan à augmenter "à contre cœur" leur prix de vente. "Les prestations de transformation ont augmenté, le carburant a augmenté... Nous allons perdre des clients mais nous n'avons pas le choix si nous voulons maintenir nos salaires."

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