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ASA Limagne Noire : L’Association syndicale autorisée Limagne Noire fait état d’une campagne 2006 sans incidents, tournée vers l’avenir et la communication.
L’ASA Limagne noire reste une réalisation exemplaire

Christian Liabeuf aux côtés de Christophe Cautier, président du syndicat des producteurs de semences de maïs et de Jean-Pierre Hébrard, conseiller municipal de St Beauzire, chargé du dossier ASA Limagne Noire.

Depuis près de 8 ans maintenant, le réseau d’irrigation Limagne Noire alimente un périmètre de 700 ha à partir des effluents de l’agglomération clermontoise traités par la station d’épuration. 51 exploitations bénéficient de cette réalisation dont la particularité est de conjuguer les besoins en eau des productions et le respect de l’environnement. Véritable pari en 1999, ce projet reste aujourd’hui une réalisation exemplaire dont le fonctionnement se poursuit d’une année sur l’autre sans incidents particuliers. Et le bilan de l’année 2006 de l’ASA Limagne Noire en témoigne.
Présenté lors de l’assemblée générale de l’ASA par Christian Liabeuf, directeur, et Michel Saintemartine, ingénieur Somival, ce bilan fait état d’un bon déroulement de la campagne.
Côté technique, les vannes de bassin destinées à limiter l’interphase entre l’épandage et le début de l’irrigation ont bien fonctionné cette année (après quelques problèmes en 2005…). Elles permettent désormais de réduire à 3 jours la période entre l’épandage et l’irrigation (au lieu de 10 jours auparavant).
Côté «esthétique», l’ASA a procédé aux aménagements des abords de la station de pompage: engravement des accès, embellissement des environs etc… «afin d’offrir un accueil agréable aux représentants des villes françaises ou étrangères qui viennent découvrir l’originalité de notre réseau » précise Christian Liabeuf.
Côté « adhérent », le directeur de l’ASA Limagne Noire a demandé une plus grande rigueur de la part des irrigants dans la fermeture des bornes au moment de la mise en eau. « En cas d’oubli, les services de la SEMERAP sont obligés d’intervenir et c’est un coût supplémentaire pour l’ASA ». Le conseil syndical a alors pris la décision de responsabiliser individuellement les irrigants ; désormais, ceux qui auront omis de fermer les bornes recevront directement la facture de la SEMERAP.
Le directeur a également mis l’accent sur l’importance du relevé d’irrigation qui doit être réalisé correctement et renvoyé dans les délais impartis. « Nous avons des exigences par rapport à l’administration à qui nous devons présenter un plan d’épandage, des relevés parcellaires et les quantités épandues. Or, sans les relevés individuels des irrigants, nous ne pouvons pas répondre à cette demande », insiste Christain Liabeuf avant de préciser qu’une pénalité de 100 ? sera facturée dès la prochaine campagne à toux ceux qui ne tiendraient pas cette exigence. «Le réseau Limagne Noire est un réseau particulier qui est regardé de près ; il doit donc donner l’exemple et nous devons être irréprochables dans nos méthodes ».

Consommation campagne 2006

- Epandage : du 4 juin au 6 juin
166 400 m3 soit 238 m3/ha (contre 229 830 m3 en 2005)
- Irrigation : du 6 juin au 9 juin
1 052 528 m3 soit 1 504 m3/ha avec une pointe entre le 1er juillet et le 30 juillet 06 : 428 870 m3 soit 680 m3/ha.
- Rappel irrigation
en 2005 : 937 600 m3
en 2003 : 2 385 000 m3

Il a dit...

«Communiquer sur les enjeux de l’irrigation »

A une période où l’eau est devenue un sujet de controverse, Christian Liabeuf a profité de l’assemblée générale de l’ASA Limagne Noire pour s’exprimer sur la place et le rôle de l’irrigation en Limagne. «Nous devons nous positionner face à nos détracteurs comme des paysans irrigants responsables (…) Nous sommes des fournisseurs de denrées alimentaires de qualité dont l’activité se justifie d’autant plus aujourd’hui dans le contexte de la mondialisation (…)».
« Le consommateur se pose-t-il la question qu’un jour il pourrait manquer de nourriture? Que l’irrigation n’est pas un gadget, ni un plaisir mais une nécessité à répondre à leurs attentes ?
Nos détracteurs savent-ils que nous apportons l’eau avec méthode pour les besoins de la plante? Que des logiciels performants permettent de piloter la démarche dans le souci d’une utilisation rationnelle de l’eau ?
La population sait-elle que nos structures économiques, employeurs de main d’œuvre, ne peuvent assurer leur avenir qu’avec des productions régulières et de qualité ? »
Pour répondre à ses interrogations, Christain Liabeuf propose en juin prochain d’organiser une journée porte ouverte en association avec la chambre départementale d’agriculture, Clermont Communauté, l’Adira et autres structures économiques concernées par l’irrigation. «La visite de la station d’épuration et la découverte de l’utilisation d’une eau épurée devraient être un bon support de communication au service des agriculteurs irrigants ».

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