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Abattoir
L'abattoir d'Ambert face à son avenir

Le 10 novembre, à l’initiative du président de la Chambre d’agriculture du Puy-de-Dôme, était organisée une réunion d’information sur la situation de l’abattoir d’Ambert.

Les utilisateurs de l’abattoir réunis le 10 novembre à l’initiative du président de la Chambre d’agriculture.

L’abattoir d’Ambert n’a pas dit son dernier mot ! Cet établissement d’abattage " multi espèces " vieux de 60 ans, aujourd’hui fragilisé par des dysfonctionnements techniques et un manque de conformité et de fonctionnalité, est porté par des élus, des collectivités et des éleveurs qui se mobilisent pour le maintenir et le faire évoluer. La semaine dernière, le président de la Chambre d’agriculture, David Chauve, très impliqué dans ce dossier, organisait une réunion d’information à destination des 450 utilisateurs. Objectif ? Faire le point sur la réflexion engagée pour l’avenir de l’outil et sur les avancées des derniers mois.

Redémarrer les chaînes d’abattage

Depuis quelques semaine, l’abattoir d’Ambert traverse une période difficile avec la fermeture, pour raisons techniques, de deux chaînes d’abattage dédiées aux porcs et aux veaux. Ces productions représentent près de 50% des volumes de l’activité soit une perte financière importante que la commune, détentrice de la régie directe de l’abattoir depuis fin 2019 et jusqu’à fin 2021, doit absorber. Une situation délicate qui devrait prendre fin dans les jours prochains avec l’annonce de la réouverture de ces deux lignes mais qui, surtout, ne remet pas en cause la réflexion engagée sur l’avenir de l’abattoir. " C’est un outil indispensable, une chance pour notre territoire Ambert Livradois Forez où l’élevage représente 70% des exploitations agricoles " s’est exprimé le président Chauve.  Dernier abattoir public du département, il est en effet un atout indéniable pour le développement des activités agricoles, la valorisation des produits en circuits-courts, le soutien du commerce local et l’offre d’une alimentation de proximité tant réclamée par les consommateurs.

Réhabilitation ou construction ?

L’abattoir d’Ambert coche donc toutes les cases pour construire son avenir. Pour s’en convaincre, une étude de marché sur les potentiels locaux de la filière viande et de la transformation de l’outil vient d’être lancée par la mairie, financée par la Communauté de communes Ambert Livradois Forez qui reprendra la régie au 1er janvier 2022 (lire par ailleurs).  
Selon les résultats de l’étude, attendus dans le courant du 1er semestre, le choix se portera alors soit sur une réhabilitation du bâtiment actuel dont le montant est estimé à 3,6 millions d’euros, soit sur une construction neuve d’un abattoir de 1 500 t pour un investissement de près de 6 millions d’euros."L'enjeu est important ; nous avons besoin de l'engagement et de la responsabilité  de tous la acteurs, y compris des utilisateurs actuels mais aussi historiques" a déclaré David Chauve. 
C’est donc un nouveau modèle économique qui se dessine pour l’abattoir d’Ambert avec à sa tête un nouveau directeur de régie, Stéphane Chalier, recruté le 2 novembre dernier et dont les missions de gestion administrative et réglementaires sont désormais complétées par un objectif de développement commercial et de création de prestations complémentaires.

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