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La volaille de chair s'en sort, pas le canard

La filière volaille semble moins impactée par la crise Covid -19 que d'autres néanmoins des différences se creusent selon les productions. Le point avec Jacques Force, responsable régional de la filière avicole

Jacques Force, responsable régional de la filière avicole

La filière volaille semble moins impactée par la crise Covid -19 que d'autres néanmoins des différences se creusent selon les productions. Le point avec Jacques Force :

Comment la volaille de chair traverse-t -elle cette période critique en Auvergne ?

J.F. : Au début du confinement nous avons craint un fort ralentissement des chaînes d'abattage par manque de personnel mais finalement cela n'a pas été le cas. Tout le poulet consommé habituellement en restauration hors domicile, hormis la volaille de Bresse, a été redirigé dans les grandes surfaces, après adaptation de la présentation. Les consommateurs ont continué d'en consommer ce qui fait que les volumes ont été maintenus, on ne peut que s'en réjouir. En tous cas, il est important de faire comprendre aux consommateurs qu'il n'y a pas eu de rupture d'approvisionnement des enseignes grâce à une organisation et une adaptation de l'amont de la filière (et de l'agriculture en général) et non des GMS. Malgré une situation relativement stable pour la filière, il faut rappeler que la crise a fait augmenter le prix des matières premières telles que les minéraux. Le coût de production a de fait augmenter ce qui induit des marges réduites pour les producteurs.

Pour le canard la situation est plus tendue ?

J.F. : Effectivement, globalement la filière canard gras et à rôtir est très impactée. Dans le Puy-de-Dôme, l'entreprise des Jardins de Limagne rencontre des difficultés suite à la perte de 80% de ses marchés. Nous avons fait la demande à la région que les produits alimentaires stockés pendant la crise covid-19 soient utilisés prioritairement lors de la réouverture des cantines scolaires. Mais les cantines scolaires sont-elles prêtes à changer leurs habitudes et servir des produits qui ne sont habituellement pas servis aux enfants (pigeon, canard ...) ?

Il a dit

Les abattoirs de la filière des volailles fermières d'Auvergne écoulent toute leur marchandise en GMS et sur le réseau traditionnel des bouchers. Les ventes ont fait un bond. « Nous devons gérer un portefeuille de commandes toujours plus important du fait que nous travaillons principalement avec la GMS » souligne Marc Saulnier, directeur d'Arrivé Auvergne et président des Volailles Fermières d'Auvergne. « Heureusement, nous pouvons compter sur tous nos éleveurs et employés qui malgré la situation délicate et des journées souvent plus longues ont répondu présents ».

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