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La sélection végétale vecteur de progrès

Pour répondre aux enjeux qui font face à l’agriculture française et européenne, le semencier auvergnat prône une recherche végétale ambitieuse et innovante.

Limagrain veut faire évoluer le système de réglementation européen pour l’adapter aux nouvelles techniques de sélection végétale.

Alors que la Confédération paysanne prend pour cible le Groupe limagrain en dénonçant la présence d'« OGM cachés » dans les rayons des Gamm Vert, la coopérative communique sur les nouvelles techniques d’amélioration des plantes et leurs enjeux pour l’agriculture française qui fait aujourd’hui face à des défis alimentaires et environnementaux majeurs.

« Si nous voulons rester durablement une grande puissance agricole dans une économie mondialisée et préserver notre autonomie alimentaire, des solutions innovantes et performantes doivent être apportées» explique Bruno Carette, directeur Activité Semences de Grandes Cultures de Limagrain. « Pour parvenir à nourrir près de 10 milliards d’êtres humains en 2050, les agriculteurs du monde entier vont devoir produire plus et mieux en préservant les ressources (eau, sol, biodiversité) des milieux dans lesquels ils travaillent. L’agriculture se doit donc d’innover et la sélection végétale sera un axe privilégié. » Pour le Groupe coopératif auvergnat il est évident que les biotechnologies permettent et permettront demain de compléter, améliorer et accélérer le processus naturel millénaire d’évolution des plantes. « Elles sont un vecteur fort de progrès comme dans les secteurs de la santé, de l’industrie et de la protection de l’environnement où leurs bénéfices sont déjà reconnus».

Répondre aux enjeux sociétaux

Face aux interrogations légitimes que suscitent les nouvelles techniques de sélection, Limagrain se défend en expliquant que l’objectif de ces outils est avant tout de poursuivre la création de nouvelles semences répondant aux enjeux sociétaux de qualité, quantité sécurité, diversité de

l’alimentation et préservation de l’environnement. La coopérative avance également l’ambition de s’engager pour le développement d’ « une recherche végétale ambitieuse et innovante sur le territoire européen et particulièrement français, gage d’autonomie alimentaire à l’avenir » ; de favoriser l’accès à ces nouvelles technologies pour toutes les entreprises semencières afin d’éviter « les positions dominantes des leaders agrochimistes mondiaux » ; et d’agir pour faire évoluer le système de réglementation européen vers une approche adaptée au profil de ces nouvelles techniques. Bruno Carette précise sur ce point que « certaines (ndlr : nouvelles techniques) devront être réglementées comme le sont aujourd’hui les OGM alors que d’autres, de par leur nature, ne pourront en aucun cas être considérées comme des OGM et devront être réglementées conformément à la législation des semences en vigueur. »

Droits des créateurs ?

Cela pose par ailleurs la question de la protection des droits des créateurs de ces nouvelles variétés ? Pour Limagrain, le secteur semencier a besoin de protéger les acquis de sa recherche pour continuer de créer de nouvelles semences. Ainsi prône-t-il au sein de la profession semencière «une approche équilibrée associant le Certificat d’Obtention Végétale, qui maintient la libre utilisation des ressources génétiques mises sur le marché, et le brevet pour les innovations biotechnologiques (…) Autour de cette position portée par notre Groupe et ses agriculteurs, Limagrain ambitionne de fédérer le plus grand nombre d’acteurs du monde agricole, depuis les semenciers jusqu’au agriculteurs utilisateurs, afin de desserrer l’étau entre deux positions extrêmes : ceux qui veulent interdire toutes ces nouvelles techniques, et ceux qui veulent les utiliser toutes sans aucun frein » indique Bruno Carette.

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