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Rats taupiers
La petite bête s’invite à l’assemblée de la FDGDON

La FDGDON a organisé son assemblée générale le 29 mai dernier. Les organismes nuisibles ont été au cœur du débat, et particulièrement le campagnol terrestre.

Les trous sont larges et rapidement rebouchés par le nuisible lorsqu’ils sont mis en évidence avec une bêche. Le piégeage avec des pinces peut s’avérer être une bonne alternative à la bromadiolone. Cependant ils demandent des relevés réguliers. La lutte contre le nuisible nécessite beaucoup de temps, une chose que les agriculteurs n’ont pas à leur disposition.
La Fédération Départemental des Groupements de Défense contre les Organismes Nuisibles du Puy-de-Dôme (FDGDON) n’a pas cherché à occulter le débat des rats taupiers. Lors de son assemblée générale, le petit mammifère a investi les conversations. Rien de bien étonnant puisque la fédération consacre beaucoup de temps à la recherche de moyens de lutte. Ainsi, dans le bilan d’activité de l’année 2011, il a surtout été question d’un projet de mise en place d’un prestataire de service pour le traitement à la bromadiolone.

Un projet collectif

Ce produit apparait comme le seul réellement efficace. Cependant, il suppose une fenêtre d’application précise dans laquelle les agriculteurs ont peu de temps à consacrer aux rats taupiers. De plus, pour garantir l’efficacité de l’intervention, le produit doit être placé sur les différentes parcelles au même moment.

Afin de répondre à ce manque de main d’œuvre et de temps, la FDGDON a conduit du 1er octobre 2011 au 31 décembre 2011, une expérimentation sur le canton de Bourg-Lastic. Les agriculteurs adhérents pouvaient demander à faire réaliser le traitement par un prestataire de service. Les coûts techniques et administratifs étaient à la charge de la FDGDON et de la FREDON. Cette opération a permis de traiter plus de 600 ha et d’aider environ 40 exploitations agricoles.

Une action saluée par Bruno Chaput, secrétaire général de l’UDSEA : « L’idée d’un prestataire de service colle parfaitement aux besoins des agriculteurs. Grâce à la mobilisation de la FDGDON, nous avons enfin une opération pilote concrète. Aujourd’hui, les éleveurs qui ont eu la chance de faire réaliser ce traitement, sont en train de faucher. »

Bien plus qu’une idée, Joël Plane, président de la fédération, tient à en faire un «cheval de bataille » pour l’année en cours : « Nous devons mener cette opération sur un territoire plus large. Pour l’heure, la difficulté est de trouver un prestataire de service local. Nous devons également inciter les éleveurs à déclarer les dégâts sur leurs parcelles. Car sans ces déclarations, nous ne savons pas où nous en sommes. Elles nous permettent de maintenir le classement de certains organismes en nuisibles.»

Les rats taupiers n’ont malheureusement pas fini de faire parler d’eux. Ils ont, entre autres, soulevé de nombreux désaccords entre le monde agricole et le Conseil général, au moment du lancement du dispositif départemental d’aide à la réimplantation.

Réajustement de l’aide

L’aide du Conseil général est une aide à deux niveaux : Le premier prévoit une indemnisation de 50 €/ha pour la réimplantation d’une prairie, à condition de réaliser un bilan du patrimoine bocager sur l’exploitation.

Le deuxième niveau est une aide de 100€/ha pour le re-semis si

l’agriculteur s’engage à replanter 30 m linéaire de haies/ha. Le réajustement du Conseil général intervient sur cette dernière aide. Désormais, les agriculteurs pourront obtenir 100 €/ha si leur exploitation, après un bilan avec la Mission Haies du Puy-de-Dôme, possède en moyenne 30  m linéaire/ha de haies. Si ce n’est pas le cas, ils bénéficieront de l’aide de 50 €/ha ou devront replanter des haies.

Pour l’heure le mammifère court et creuse toujours. Des dégâts importants sont d’ores et déjà observés sur certaines communes.

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